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Un traitement novateur pour les diabétiques de type 1

Pour la première fois au Québec, une femme diabétique s'est fait transplanter les cellules du pancréas d'un donneur qui lui permettent de produire elle-même de l'insuline. Une procédure pour le moment expérimentale, mais qui s'avère prometteuse, selon le Centre universitaire de santé McGill (CUSM).

L'équipe du CUSM a procédé à la transplantation, en mai, « d'îlots pancréatiques », un traitement qui « réduit les risques et les taux d'infection » par rapport à la greffe d'un pancréas, selon le Dr Steven Parakevas, directeur du programme au CUSM.

Zohra Nabbus, atteinte du diabète de type 1 depuis 35 ans, avait d'abord tenté de se faire transplanter un autre pancréas, mais l'intervention n'avait pas fonctionné. Elle a alors opté pour le traitement de l'équipe du Dr Parakevas.

L'équipe de chercheurs a prélevé des cellules pancréatiques d'un donneur compatible, qui ont été greffées à l'aide d'un cathéter.

Quelques jours après l'intervention, la patiente a commencé à produire elle-même de l'insuline pour devenir « complètement non insulinodépendante », a expliqué Benoît Gallix, directeur du Département de radiologie du CUSM, dans un communiqué.

« Le début de cette expérience est très, très bon. On espère que c'est un bon signe, qu'elle pourra avoir des fonctions normales pour plusieurs années. On a des rapports maintenant d'autres centres, des receveurs qui sont stables depuis une dizaine d'années ou plus », a affirmé le Dr Parakevas en entrevue avec Radio-Canada.

Le CUSM développe son expertise depuis une dizaine d'années. Le traitement novateur n'est pas encore accessible à la plupart des diabétiques de type 1, mais il ouvre la porte à une utilisation plus répandue à l'avenir. Plus de 300 000 Canadiens souffrent de cette maladie.

Avec les informations de Marc Verreault

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