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Une étude pour préserver le saumon de la rivière Romaine

La pêche scientifique est la seule pêche permise sur la rivière Romaine. Une étudiante en biologie à la maîtrise de l'Université Laval, Camille Lavoie, y prélève des échantillons de microbes sur les saumons sauvages, pour les comparer avec ceux obtenus sur des saumons élevés dans un milieu artificiel. Elle cherche ainsi à « aider la survie des saumons ensemencés ».

Un texte de Jean-Louis Bordeleau

Pour son étude, Camille Lavoie compare la flore microbienne des saumons issus de trois environnements : le saumon sauvage, le saumon élevé dans un milieu semi-artificiel, soit une pisciculture dans la rivière Romaine, et le saumon élevé en laboratoire, dans un milieu fermé.

Pour analyser le microbiote des saumons, les assistants de Camille Lavoie prélèvent du mucus sur les nageoires et la peau.

Ensuite, la biologiste fait une analyse ADN pour identifier les microbes présents chez le poisson.

En comparant les microbes des différents saumons, Camille Lavoie cherche à savoir comment leur flore bactérienne influence leur chance de survie dans la nature.

Renouveler les stocks

Pour renouveler la quantité de saumon dans la rivière Romaine, des biologistes y ensemencent 200 000 alevins par an. « Si on augmente le taux de survie de 1% seulement, ça fait un nombre substantiel de poissons qui seraient disponibles pour remonter la population de la rivière », fait remarquer le directeur général de la société Saumon de la rivière Romaine, François Caron.

François Caron assure qu'avant même la construction du barrage hydroélectrique sur la rivière par Hydro-Québec, « il y avait très peu de saumon dans la rivière ».

Le projet de recherche se poursuivra jusqu'au 15 août à l'embouchure de la rivière Romaine. Les premiers résultats de cette étude pourront être obtenus dans cinq ans, soit l’équivalent du premier cycle de vie d’un saumon.

D'après les informations de Katy Larouche

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