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Une grande dame de la science nous a quittés

La nouvelle nous a toutes et tous surpris, au début de la semaine : Louise Dandurand, une grande dame de la politique scientifique et de l'administration de la science au Canada et au Québec, est décédée.

Depuis les années 1970 – depuis en fait sa maîtrise à l’Université de Montréal et son doctorat à l’Université de Toronto –, elle a été, et avec passion, au premier plan de l’administration de la recherche.

On l’a vue occuper tour à tour des postes-clés dans les trois conseils subventionnaires fédéraux, au Fonds recherche Québec, dans trois universités (Ottawa, l’Université du Québec à Montréal et Concordia), ainsi que dans plusieurs ministères à vocation scientifique. Louise Dandurand a aussi représenté le Canada ou le Québec dans plusieurs organismes internationaux, dont l’Organisation de coopération et de développement économiques.

Aux Années lumière, nous l’avons surtout connue comme présidente de l’Association francophone pour le savoir, l’ACFAS, de 2012 à 2015. Chaque fois qu’elle venait à notre micro avec ce chapeau-là, c’était toujours comme si elle montait au front, pour soutenir vigoureusement les intérêts des chercheurs et de la recherche – et elle le faisait dans un langage clair, direct, sans détour.

On se souviendra de l’énergie qu’elle a mise, par exemple, à dénoncer les politiques antiscience du gouvernement Harper. On imagine facilement ce qu’elle devait penser de la récente élection, aux États-Unis, d’une équipe qui ne porte pas non plus la science en odeur de sainteté.

Louise Dandurand nous a donc quittés. Elle laisse dans le deuil la communauté scientifique qu’elle a tant aimée et tant défendue. À ses proches, à ses amis, à ses collègues, à sa famille de l’ACFAS, l’équipe des Années lumière offre toutes ses sympathies et toutes ses pensées.

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