Retour

Vancouver deviendra-t-elle la « Silicon Valley du Nord »?

Vancouver attire moins de travailleurs étrangers qualifiés dans le secteur des technologies de l'information que d'autres villes de la côte ouest, dont Seattle et San Francisco, selon un article paru cette semaine dans le quotidien Globe and Mail. Un spécialiste en immigration soutient toutefois que la ville britanno-colombienne pourrait bientôt connaître une vague de travailleurs étrangers chez elle.

Vancouver a du mal à rivaliser avec les autres poids lourds de l’industrie technologique à cause de ses salaires relativement bas, et le prix élevé du logement, selon l’article du Globe and Mail.

L’avocat et spécialiste en immigration Richard Kurland a indiqué lors d’une entrevue jeudi à l’émission Phare Ouest que, malgré le coût de la vie, de nombreux travailleurs qualifiés étrangers choisissent d’habiter à Vancouver en raison de « l’effet du président Donald Trump ».

« Ces personnes connaissent vraiment la crainte de rester aux États-Unis et ils préfèrent vivre à Vancouver, même si ça leur coûte beaucoup plus qu’à San Francisco et à Seattle », souligne-t-il.

Les avantages d’habiter à Vancouver

Le gouvernement américain a annoncé en mars qu’il allait resserrer les politiques des visas H1-B, qui permettent aux travailleurs étrangers hautement qualifiés d’habiter et de travailler dans des zones à forte concentration de haute technologie telles que la Silicon Valley en Californie.

M. Kurland souligne que ces travailleurs peuvent recevoir de nombreux avantages en habitant à Vancouver : l’accès au système d’assurance maladie, un excellent système d’éducation et une vie saine et sécuritaire.

Il affirme que, même si les États-Unis sont en train de perdre un certain nombre de travailleurs qualifiés dans le secteur des technologies de l’information, Vancouver doit agir rapidement pour aller chercher des employés de l’autre côté de la frontière.

« Tous les facteurs sont là, mais la porte ne va pas rester ouverte pendant des années. Il faut recruter de façon immédiate ces étrangers, et les attirer à Vancouver le plus tôt possible », dit-il.

M. Kurland soutient que la ville britanno-colombienne pourrait devenir la « Silicon Valley du Nord », si elle bat le fer pendant qu’il est chaud.

Plus d'articles

Commentaires