Semaine des sciences - Nous pourrions penser que nos deux narines « sentent » de la même façon. Erreur. La performance olfactive des narines est asymétrique, et les capacités olfactives d'un individu sont déterminées par les performances de la meilleure narine.

Un texte d'Alain Labelle

C'est ce que démontrent les travaux de la chercheuse Daphnée Poupon, de l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), présentés au 84e congrès de l'Acfas qui se déroule cette semaine à l'Université du Québec à Montréal (UQAM).

Cette découverte pourrait mener à l'élaboration de tests prédictifs plus précis de maladies dégénératives comme l'alzheimer et le parkinson. Ces maladies peuvent être détectées précocement à l'aide de tests olfactifs. Les outils actuels ne prennent pas en considération la différence entre les narines.

Actuellement, les tests olfactifs sont généralement réalisés de manière bilatérale, et l'interaction qui existe entre les deux narines entraîne des résultats qui reflètent seulement les capacités de la meilleure de ces narines.

La chercheuse et ses collègues ont également établi que la différence entre les narines est plus importante chez les participants à l'étude qui présentent un trouble de l'odorat (hyposmie) que chez les participants en bonne santé. Selon leurs résultats, les performances de la mauvaise narine constituent un meilleur outil diagnostique, même si ce sont les performances de la meilleure narine qui déterminent les capacités olfactives d'une personne.

Ils estiment aussi que cet outil diagnostique pourrait même aider à différencier les différentes causes de l'hyposmie.

Thomas Hummel et Antje Haehner (Université de Dresde, en Allemagne), Antje Welge-Luessen (Hôpital Universitaire de Bâle, en Suisse) et Johannes Frasnelli (UQTR) ont également participé à ces travaux.

Plus d'articles

Commentaires