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Barack Obama publie un article scientifique

Barack Obama

Lorsqu'un auteur signe un article dans une revue scientifique, son nom est suivi de son institution — généralement une université ou un centre de recherche. Il semblerait que ce soit la 1re fois de l’histoire qu’une revue médicale identifie un auteur comme « président des États-Unis, Washington, DC ».

Le dénommé Barack Obama signe en effet un texte dans l’édition en ligne du 11 juillet 2016 du Journal de l’Association médicale américaine (JAMA) : un état de la situation de la réforme de l’assurance maladie américaine, sous-titré sobrement « Progrès à ce jour et prochaines étapes ». Et la prestigieuse revue médicale en profite pour publier 4 éditoriaux sur l’avenir de l’assurance maladie, sur ses coûts et sur l’avenir du système de santé américain lui-même — ce dernier signé par le rédacteur en chef du JAMA, Howard Bauchner.

Il y a entente entre le président et les auteurs des 3 [autres] éditoriaux sur le fait que la réforme de l’assurance maladie a accompli un de ses premiers objectifs : environ 20 millions de personnes ont obtenu accès à l’assurance maladie. Il y a moins d’ententes sur les coûts.

Obama le signataire remercie 7 membres de son équipe d'avoir « contribué à la planification, l’écriture et l’analyse des données ». L’article est, évidemment, disponible en accès libre. Les amateurs de politiques de santé publique ont du coup à leur disposition un solide texte de plus de 5300 mots pour décoder le bilan et ce que l’actuel président souhaiterait voir comme ambitions pour la suite.

Étant présenté comme une « contribution spéciale », il n’a pas fait l’objet d’une révision par les pairs — encore qu’en entrevue, le rédacteur en chef du JAMA ait assuré que le texte était passé par 2 étapes de révisions et de vérifications factuelles pendant 2 mois.

Le professeur de droit Adam Chilton a noté ironiquement sur Twitter que son collègue de l’Université de Chicago, Barack Obama, n’avait plus publié d’articles académiques depuis une douzaine d’années et qu’il sentait sans doute « de la pression ».

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