Les modèles climatiques qui servent aux prévisions contiennent une importante erreur, mais pas celle à laquelle pensent les climatosceptiques.

Il s’agit plutôt une « dose de pensée magique » sur l’efficacité des technologies de captage du carbone. Les scénarios envisagés par le dernier rapport du GIEC (Groupe des Nations Unies sur les changements climatiques) prévoient en effet que dans les prochaines décennies, ces technologies devraient se développer suffisamment vite pour qu’un pourcentage notable du CO2 soit retiré de l’atmosphère pour être entreposé.

Le problème, critiquent les chercheurs européens Tim Kruger, Oliver Geden et Steve Rayner, c’est que ces technologies dites de « capture et séquestration du carbone » n’existent pas encore et que leur efficacité technique, tout comme leur viabilité économique d’ici 2050, restent hautement hypothétiques. « S’appuyer sur cette technique pour nous libérer des changements climatiques démontre une foi qui n’a rien à voir avec la rigueur scientifique », écrivent-ils dans The Guardian. Or, les modèles climatiques utilisés notamment par le GIEC pour cibler une augmentation maximale de 2 degrés Celsius supposent, pour la plupart, un déploiement massif de ces technologies.

Plus tôt en 2016, l’Agence américaine de protection de l’environnement avait émis une réserve similaire, tandis que des compagnies pétrolières annonçaient un investissement de 2 miliards de dollars dans une expérience d’enfouissement de carbone sur une île au nord-ouest de l’Australie.

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