Quelque 48 heures après la mort, certains gènes sont encore actifs. Faudrait-il revoir la définition de « mort » ? Des chercheurs de l’Université de Washington, à Seattle, ont observé ce phénomène chez la souris et le poisson-zèbre et sont maintenant convaincus qu’il est également présent chez les humains. Ce qu’ils ont remarqué, plus précisément, ce sont des hausses de la quantité d’ARN messager — que les gènes utilisent pour dire aux cellules de produire plus ou moins de protéines — et ce, jusqu’à deux jours après le décès. Ce phénomène a été observé, entre autres, sur les gènes du cerveau et du foie.

Par ailleurs, il semblerait que des centaines de gènes se « réveillent » après la mort — incluant ceux associés au développement du foetus, qui étaient tombés dans l’oubli depuis la naissance. L’activité de ceux-là s’interrompt environ 24 heures après le décès. Dans leur recherche, déposée sur le serveur de pré-publication BioRxiv, les biologistes en appellent à des recherches semblables sur des humains — l’idée circule en fait depuis quelques années — évoquant l’utilité que cette connaissance pourrait avoir en médecine légale, pour pointer avec précision l’heure du décès, ou en transplantation d’organes.

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