Depuis le 1er juin, la sonde spatiale Juno est entrée dans le champ d’attraction de Jupiter, mais ce n’est pas avant le 4 juillet qu’elle sera officiellement en orbite. Pourtant, au cours des 20 mois suivants, il est possible que les plus grosses découvertes ne concernent pas Jupiter... mais des planètes semblables à Jupiter, tournant autour d'étoiles lointaines. Parmi ces milliers de planètes extrasolaires découvertes depuis deux décennies, la majorité est constituée de boules de gaz géantes comme Jupiter, ou plus grosses qu’elle.

Or, on connaît fort peu de choses sur l’intérieur de Jupiter — une seule sonde a examiné cette planète de près, Galileo, entre 1995 et 2003 — et sur la façon dont elle s’est formée. Y a-t-il un processus typique qui expliquerait la prédominance de ces planètes géantes parmi les planètes découvertes jusqu’à aujourd'hui autour d’autres étoiles ? Pourquoi celles-ci tournent-elle si souvent sur des orbites étranges — très près de leur étoile, ou bien formant d’immenses ellipses ? Jupiter serait-elle née ailleurs dans notre système solaire, avant d’aller se loger là où elle est aujourd’hui ? Sa composition chimique — la quantité d’eau et d’oxygène, entre autres — ou son champ magnétique pourraient trahir une partie de son histoire, espèrent les scientifiques qui ont conçu la mission Juno.

Rendez-vous d’abord le 4 juillet, puis en novembre, quand la sonde spatiale aura manœuvré pour atteindre son orbite définitive.

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