Pour se faire entendre, bébé n’a pas bien d’autre choix que de pleurer, mais ses pleurs font-ils plus que simplement attirer l’attention des parents? D’après une nouvelle étude menée par des chercheurs de l’Université de Toronto, les pleurs de bébé modifieraient le cerveau des parents: les cris de l’enfant, affecteraient leurs fonctions cognitives…Explications.

Pour parvenir à ce constat, les chercheurs du département de psychologie ont étudié avec deux expériences comment les rires ou les pleurs d’un nourrisson pouvaient influencer la prise de décision et la concentration chez des adultes. Au cours de la première expérience, les participants entendaient les rires et les pleurs, et devaient ensuite identifier le plus rapidement possible la couleur de mots écrits sur une feuille induisant parfois un conflit cognitif. Par exemple, si le mot rouge apparaissait écrit en vert, les participants devaient écrire « vert ».

Bébé pleurant

Crédit photo: Siri Stafford-Thinkstock

Pour le deuxième test, les mêmes sons étaient diffusés, mais pendant l’épreuve. Résultat, d’après les réactions du cerveau, enregistrées grâce à des électroencéphalogrammes (EEG), lorsque bébé pleure, le conflit cognitif augmente et l’attention pour exécuter une tâche est réduite. Par contre, la recherche démontre aussi que les parents développent plus de flexibilité dans leur processus cognitif, ce qui explique comment papa et maman parviennent souvent à faire plusieurs choses à la fois, tout en privilégiant généralement l’enfant. « C'est cette flexibilité cognitive qui permet aux parents de passer rapidement d'une réponse à la détresse de leur bébé à d'autres tâches de la vie courante », concluent les chercheurs.

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