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Le sens de l’orientation, une affaire de testostérone?

Une boussole dans une main

Les hommes auraient bel et bien plus de facilité à s’orienter dans l’espace, mais pourquoi? Une affaire de testostérone d'après une nouvelle étude.

Pour arriver à cette conclusion, une équipe de chercheurs de l’université norvégienne de sciences et de technologie (NTNU), a mené une recherche auprès de 18 hommes et de 18 femmes. Les participants devaient se repérer dans un labyrinthe virtuel, à l'aide de lunettes 3D et d'un levier de commande, et réaliser différents exercices d'orientation, comme "trouver la voiture jaune", à partir de points de départ dans le labyrinthe.

Le cerveau sollicité différemment

Résultat, les hommes réussissaient  50 % plus de missions que les femmes. Pour comprendre pourquoi, les scientifiques ont enregistré l'activité cérébrale des participants tandis qu'ils s'exécutaient, grâce à un scanner IRM. 

Leurs constats, les hommes empruntaient plus souvent des raccourcis et s'orientaient avec les points cardinaux, tandis que les femmes prenaient souvent plus de détours. Pourquoi? La partie du cerveau sollicitée pour s’orienter ne serait pas la même chez l’homme que la femme: l’homme utiliserait davantage l’hippocampe et la femme les zones frontales.

Les chercheurs ont ensuite mesurer l’effet de la testostérone sur l’orientation spatiale des femmes en administrant une petite dose à une vingtaine de femmes sur un groupe de 40. Celles ayant reçu l’hormone parvenaient à effectuer plus de tâches et avaient davantage recours à leur hippocampe.

Un lien possible avec la maladie d'Alzheimer

"Presque toutes les maladies liées au cerveau sont différentes chez les hommes et chez les femmes, que ce soit par le nombre de personnes touchées ou par la gravité. Certaines maladies pourraient être liées au sexe’, souligne le chercheur Carl Pintzka, nous savons aussi que deux fois plus de femmes que d’hommes sont diagnostiquées avec la maladie d'Alzheimer. Il pourrait y avoir quelque chose de nuisible liée aux hormones sexuelles", ajoute celui-ci

Les scientifiques espèrent donc étudier ces différences plus en profondeur, pour améliorer leur connaissance sur certaines maladies neurologiques.