Retour

6 grandes questions sur les bouteilles d’eau en plastique jetables

L’eau est une ressource vitale pour tous les êtres vivants. On nous dit souvent de boire de l’eau ; à quel point il est important de s’hydrater. Toutefois, il est possible de prendre cette bonne habitude sans altérer la nature. Beaucoup de gens achètent des bouteilles d’eau en plastique sans savoir l’impact qu’elles ont sur la planète. Commençons par comprendre le cycle de vie d’une bouteille d’eau avant de comprendre les effets nocifs qu’elle peut engendrer.

 

Comment est fabriquée une bouteille d’eau en plastique ?

Les bouteilles de plastique à usage unique sont composées d’un mélange semi-liquide à base de propylène et d’éthylène. Elles sont ensuite moulées pour prendre la forme d’une bouteille d’eau, puis remplies et étiquetées mécaniquement. 

 

Après leur fabrication, que se passe-t-il avec les bouteilles ?

Elles sont alors transportées aux distributeurs et consommées par les consommateurs. Ensuite, ceux-ci les jette, soit à la poubelle ou au recyclage. Au Québec, 57% des individus disposent de leur bouteille en plastique dans le bac de récupération. Quant aux États-Unis, ce sont 86% de leurs bouteilles qui sont destinées à l’enfouissement. 

 

Comment font-ils pour recycler ce plastique ?

Il existe divers types de plastique. En effet, selon la classification des matières de plastique, il est possible de les différencier. Ces bouteilles passent par le centre de tri pour les classifier. Par exemple, on retrouve du plastique PEHD qui est le plastique opaque et le PET qui est le plastique clair, celui qu’on utilise pour la fabrication de bouteilles à usage unique. Le recyclage comprend des contraintes économiques et environnementales qui fait en sorte qu’il est impossible de récupérer tout le plastique. Seulement 21% du plastique est recyclé. La transformation de la matière est faite dans les centres de régénération. Le plastique est alors transformé en granule. 

 

Que devient cette matière ?

Environ 25% des bouteilles de plastique recyclées sont utilisées à en fabriquer de nouvelles. Le reste est souvent utilisé pour fabriquer des fibres synthétiques comme le polar ou le polyester. Toutefois, certaines entreprises écoresponsables fabriquent des biens à base de déchets comme des bouteilles de plastique. Par exemple, l’entreprise québécoise Matt & Nat utilise des bouteilles d’eau recyclées à 100% dans la fabrication de ses sacs. 

 

Les conséquences de l’utilisation de bouteilles d’eau en plastique

Au Québec seulement, près de 700 millions de ces bouteilles, qui mettent plus de 400 ans à se décomposer, sont enfouies dans nos sols chaque année. De plus, beaucoup de bouteilles jetées se retrouvent dans les océans. Il y en a tellement qu’un 7e continent s’est créé dans le nord-est de l’océan Pacifique. En effet, 100 tonnes de déchets se retrouvent en mer toutes les secondes pour un total de 4 milliards de tonnes annuellement. Non seulement ces déchets se retrouvent sur les plages et déplaisent aux vacanciers, ils sont très nocifs aux espèces animales qui vivent en milieu marin. Malheureusement, les oiseaux, les poissons et les mammifères marins ingèrent ces matières toxiques pour eux. Les espèces les plus menacées par cette problématique sont celles qui filtrent l’eau comme les mollusques, le plancton et les invertébrés. Plus de 660 espèces sont affectées par la présence du plastique dans les océans. Toutefois, ce phénomène n’affecte pas l’humain, même s’il consomme du poisson et des fruits de mer. Ces matériaux ne contaminent pas l’eau non plus.  

En plus des conséquences environnementales, boire dans une bouteille d’eau non réutilisable comporte des effets nocifs sur la santé. En effet, le diphénol A est présent dans le polyéthylène téréphtalate, un plastique qu’on utilise pour la fabrication de bouteilles d’eau. Cependant, cette composante se dilue dans l’eau et est alors bue par les consommateurs. Le diphénol A agit comme une hormone synthétique qui amène plusieurs conséquences lorsqu’elle est ingérée comme un risque accru de développer un cancer du sein ou de la prostate. On parle aussi d’augmentation du risque de fausses couches. 

 

Que pouvons-nous faire alors ?

La première étape est de cesser la consommation de bouteille d’eau en plastique jetable. Il vaut mieux utiliser des bouteilles d’eau réutilisables comme les fameuses bouteilles Swell. Remplissez votre bouteille d’eau du robinet. Elle est aussi bonne que celle embouteillée et même plus, car elle ne sera en aucun cas contaminée par le plastique! De plus, l’eau du robinet est testée 170 000 fois par année au Québec contre seulement 52 fois pour l’eau embouteillée. Juste ce fait devrait vous avoir convaincu d’abandonner la bouteille en plastique!

Nous pouvons aussi encourager les initiatives visant à réduire son utilisation de plastique. Par exemple, de plus en plus d’épiceries en vrac et même des épiceries zéro déchet ont vu le jour! Nous pouvons désormais utiliser nos contenants réutilisables pour acheter tout ce dont nous avons besoin – ou presque! – dans ces emplacements. Cela permet de contrer le suremballage présent dans les supermarchés usuels. Il y a aussi certaines entreprises comme l’entreprise canadienne Pela Case qui fabrique des étuis protecteurs pour cellulaires à base de Flastic qui est une alternative au plastique. Cette matière, faite à partir de résidus végétaux et de matière recyclée, est compostable et n’utilise aucun plastique dans sa fabrication. De plus, la compagnie a créé une collection « Save the Waves » qui permet d’aider financièrement les communautés locales à protéger leur mer. On trouve aussi l’entreprise anglaise BATOKO qui produit des maillots de bain 100% recyclés à partir de bouteilles d’eau et d’autres déchets. Finalement, l’entreprise québécoise Saksac offre de jolis petits sacs en filets, une alternative ingénieuse aux fins sacs en plastique mis à notre disposition en épicerie pour nos fruits et légumes. 


Ces initiatives sont de bon modèle à suivre pour éviter la problématique des bouteilles d’eau qui est, en fait, la problématique du plastique. 


Vous aimerez aussi