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La pollution atmosphérique rendrait moins intelligent

En plus de nuire à nos poumons et à notre cœur, la pollution de l’air serait aussi néfaste pour notre cerveau. À force d’être exposé aux composantes nocives présentes dans l’atmosphère, un humain pourrait perdre un an d’éducation.

Unsplash/ Thomas Millot

 
Il s’agit du constat tiré par un groupe de chercheurs, qui a étudié les capacités de réflexion de 25 000 citoyens chinois entre 2010 et 2014. 
 
Issus de différentes régions, les volontaires ont été invités à passer un test de connaissances. Leurs résultats ont ensuite été analysés en tenant compte des données environnementales recueillies par des satellites pendant la même période. Les conclusions ont démontré que plus les participants étaient exposés à la pollution atmosphérique, plus leurs capacités cognitives déclinaient
 
Ce sont les aînés, les personnes moins éduquées et les hommes qui seraient les plus affectés — ces derniers travaillant davantage à l’extérieur que les femmes. De plus, les résultats indiquent que la pollution atmosphérique causerait plus de dommages à nos capacités linguistiques que mathématiques.

 
Un enjeu mondial

Bien que les experts ne soient pas encore en mesure d’expliquer quelles composantes provoquent une telle neurodégénérescence, les effets nocifs se feraient valoir sur la substance blanche du cerveau, qui est responsable de transmettre des informations à notre système nerveux. 
 
Certes, les recherches ont été menées auprès du plus gros pollueur de la planète, mais les conclusions seraient applicables à l’ensemble de la population mondiale. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMG), « plus de 80 % des habitants des zones urbaines qui surveillent la pollution atmosphérique sont exposés à des niveaux de qualité de l’air supérieurs aux limites fixées ». 

Unsplash/Holger Link

 
Montréal et Sarnia, en Ontario, sont les deux villes canadiennes qui font les plus piètres figures en la matière, selon les dernières données récoltées.


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