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Le réchauffement climatique... sur le bord de la catastrophe

Une des problématiques majeures à l’heure actuelle est de toute évidence les changements climatiques. Toutefois, certains se demandent encore si le réchauffement climatique existe vraiment lorsque le grand froid arrive. Eh oui, cet enjeu environnemental est bel et bien réel. En fait, c’est le réchauffement climatique qui engendre ces changements de température drastiques. C’est pour cette raison que nous devons subir des hivers glacials et des canicules interminables.

 

Qu’est-ce qui se passe sur notre planète ?

Depuis la période de l’industrialisation du XIXe siècle, le climat de la Terre a été bouleversé. En effet, l’utilisation de machinerie et de divers combustibles polluants dans le but de faire de la production de masse a augmenté l’accumulation de gaz à effet de serre (GES) dans notre atmosphère. Les principaux GES sont le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4), le protoxyde d’azote (N2C) et l’hexafluorure de soufre (SF6). Ces gaz contribuent à l’effet de serre sur notre planète, ce qui augmente son réchauffement. 
L’effet de serre, bien qu’il soit présent depuis toujours en raison de la vapeur d’eau et de nuages, le mode de vie des humains a créé une surabondance de ce phénomène qui devient alors nuisible à l’environnement.

 

Qu’est-ce qui se passe dans nos océans ?

Ce problème environnemental attaque toutes les facettes de notre planète, y compris les cours d’eau. Cette grande accumulation de CO2 dans l’atmosphère est aussi présente dans les océans. Au contact de l’eau, le dioxyde de carbone devient de l’acide carbonique ce qui déclenche une acidification des eaux. Cela met en péril l’équilibre de la faune aquatique, particulièrement les coraux et les planctons desquels dépendent plusieurs autres races animales. Autant sur terre que sur mer, on assiste à un déséquilibre de la chaîne alimentaire. 

 

Quelles en sont les autres conséquences ?

Selon le cinquième rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) publié en 2014, il y aurait plusieurs prévisions de complications environnementales telles que la hausse d’événements météorologiques extrêmes (sécheresse, tempêtes, inondations) qui causeraient une chute de la production due aux bris d’infrastructure, suivie de pénuries alimentaires et conséquemment de famines. 


Il y aurait aussi comme impact l’extinction d’entre 20 à 30 % des espèces végétales et animales. En effet, des chercheurs ont émis une hypothèse stipulant qu’une prolifération des bactéries pathogènes serait causée par le réchauffement climatique. Il y aurait donc un développement accru de maladies qui toucheraient, entre autres, la faune et la flore. On estime un taux d’extinction 1000 fois plus rapide aujourd’hui qu’avant l’arrivée de l’humain moderne, soit environ 10 000 espèces supplémentaires qui s’éteignent chaque année. On prévoit que 25 % des espèces vivantes vont être éteintes d’ici 2050. Certains scientifiques de la Colombie-Britannique ont même conclu que le réchauffement climatique aurait un impact négatif sur la croissance des insectes.  


En outre, le réchauffement climatique engendre la fonte des glaciers, notamment en Antarctique, qui est un enjeu alarmant. Certes, cela ferait augmenter le niveau de la mer de 2 m d’ici 2100, entraînant de nombreuses inondations. Plusieurs villes en Amérique du Nord telles que Miami, New York, Vancouver, Halifax et Percé seront touchées si aucun moyen n’est mis en place. En plus, le réchauffement climatique cause l’expansion des molécules d’eau de la mer qui contribue aussi au phénomène des inondations. Le réchauffement de la planète fait augmenter la quantité de vapeur d’eau présente dans l’atmosphère menant à l’augmentation des précipitations. Les inondations causeront notamment la migration des habitants touchés, ce qui peut créer d’autres problèmes comme la densité trop élevée de la population. 

 

Le cas de l’Asie du Sud

L’Asie du Sud serait invivable d’ici 2100 en raison du réchauffement climatique. En effet, la chaleur et l’humidité présentes en été pourraient atteindre un niveau trop élevé pour l’organisme humain et occasionner des chaleurs mortelles. Le corps humain a de la difficulté à s’adapter à cette chaleur humide, car la combinaison entre la température élevée et un haut niveau d’humidité induit des effets dangereux. Des scientifiques ont établi l’indice de Température au thermomètre-globe mouillé, un indice comprenant les effets de la température, de l’humidité et du rayonnement solaire. À un certain seuil, il est difficile pour le corps d’évacuer sa sueur et ainsi de baisser sa température. Les régions les plus à risque d’atteindre ces chaleurs mortelles sont le nord de l’Inde, le Bangladesh et le sud du Pakistan. Cela aurait un impact sur l’humanité puisque 20 % de la population, soit 1,5 milliard d’habitants, vit dans cette région de la planète. 

 

Les ouragans

Les changements climatiques causent aussi la réduction de la vitesse des ouragans. Cela signifie que les répercussions de ces tempêtes tropicales dureront plus longtemps, provoquant de potentielles inondations. Une baisse de vitesse des ouragans ne nécessite pas une grande hausse de température de l’atmosphère. Ce léger réchauffement engendre des changements en ce qui concerne la circulation atmosphérique, d’où la réduction de la vitesse des ouragans. Elle peut être ralentie de 20 à 30 % lorsque l’ouragan frappe les zones terrestres de l’Atlantique nord et du Pacifique nord-ouest et de 19 % lorsqu’il frappe le territoire australien. 


On peut faire un parallèle avec l’ouragan Florence qui menace actuellement la côte-est américaine. Il y a présence de pluies diluviennes qui vont fort probablement causer des inondations catastrophiques ainsi que la montée des eaux. Il est catégorisé d’un ouragan de type 2 sur l’échelle Saffir-Simpson qui comprend cinq niveaux. Sa vitesse est de 17 km/h et devrait ralentir encore plus lorsqu’il approchera la côte. On prévoit une hausse du niveau de l’eau pouvant atteindre jusqu’à 4 mètres de hauteur et des précipitations pouvant déverser jusqu’à 1 mètre de pluie. Il y aura des inondations à l’intérieur des terres, qui sont d’ailleurs très meurtrières. Les infrastructures seront endommagées et le courant sera coupé pendant plusieurs jours voire plusieurs semaines.


Qu’est-ce que le point de non-retour ?

Le point de non-retour est la date à laquelle l’atmosphère atteint une concentration de 400 parties par million (ppm) de CO2. Ce niveau a été atteint en septembre 2016. Cela signifie que, depuis deux ans déjà, le réchauffement climatique est totalement irréversible. Le taux de concentration de carbone ne diminuera plus. 


Qu’est-ce que le « jour du dépassement » ?

Ce fameux « jour du dépassement » est une journée qui, chaque année, indique le moment où les habitants de la planète ont épuisé toutes les ressources qu’elle était en mesure de leur offrir. Cette année, en 2018, ce jour datait du 1er août. Il faut donc 1,7 planète Terre pour suffire à la demande annuelle. Sans compter que cette date survient plus tôt d’année en année.


Où se situe le Canada dans tout ça ?

Si tous les habitants de la planète avaient le même mode de vie de la planète, le jour du dépassement serait en date du 18 mars et on aurait besoin d’environ 4 planètes. Ce fait dresse assez bien le portrait de surconsommation des Nord-Américains. Il faut donc changer nos habitudes de vies, car nous n’avons qu’une seule planète... et le temps presse !  


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