Nous vous proposons un retour en images sur la carrière de Pauline Marois, chef démissionnaire du Parti québécois. Que retiendra-t-on de ses réalisations, de ses bons coups et de ses moins bons ?

Pauline Marois

Crédit photo: La Presse canadienne/Ryan Remiorz

1981 : Pauline Marois, députée de La Peltrie

Pauline Marois débuts

Crédit photo: Radio-Canada.ca

Militante dès les premiers jours du Parti québécois, Pauline Marois devient l'attachée de presse de Jacques Parizeau, son ancien professeur aux HEC en 1978. Elle quitte ce poste après six mois, en mars 1979 pour devenir chef de cabinet de la ministre à la Condition féminine, Lise Payette, en novembre 1979. En 1981, René Lévesque a convaincu Pauline Marois de se présenter en politique. Elle est élue, le 13 avril 1981, dans la circonscription de La Peltrie, avec une confortable majorité de 5 337 voix sur son adversaire libéral. 

1985 : première femme chef du PQ ? "À la prochaine fois" 

Pauline Marois candidate

Crédit photo: The Canadian Press Images/Ryan Remiorz

En 1985, après le départ de René Lévesque, Pauline Marois saisit sa chance et se présente à la chefferie du Parti québécois. C'est Pierre-Marc Johnson qui l'emportera haut la main. Aux élections du 2 décembre, le Parti libéral de Robert Bourassa prend le pouvoir. Pauline Marois est défaite dans La Peltrie. Elle demeurera active au sein de l'exécutif national du PQ.

1984 : la lettre des douze 

Pauline Marois

Le 9 novembre 1984, elle signe la « lettre des douze », dans laquelle la moitié des ministres du gouvernement Lévesque s’opposent à la stratégie du « beau risque  » du premier ministre. Ils réclament que la souveraineté soit au cœur de la campagne électorale de l’année suivante. Cependant, elle ne se joint pas à sept de ses collègues signataires qui démissionneront à la fin du mois.

1997 : les fameuses garderies à 5 $

Pauline Marois Garderie

Crédit photo: radio-canada.ca

On doit à Pauline Marois Pauline Marois, alors ministre de l'Éducation, la nouvelle politique familiale du Québec. Elle comprend entre autres le  réseau des centres de la petite enfance à 5 $ par jour, ainsi que la maternelle à plein temps pour les enfants de cinq ans. 

1999 : un passage turbulent à la Santé 

Pauline Marois

Crédit photo: CP PHOTO/Jacques Boissinot

1999 : Pauline Marois est ministre de la Santé et les 47 500 membres de la Fédération des infirmières et infirmiers du Québec (FIIQ) seront le témoins impassibles de son inflexibilité, suite à une grève générale illimitée et illégale, afin de protester contre la lenteur des négociations avec le gouvernement. Après une loi de retour au travail, les infirmières ne rentreront en poste qu'à la mi-juillet.  

2005 : Course à la chefferie, prise 2

Pauline Marois, André Boisclair

Crédit photo: CP PHOTO/Jacques Boissinot

Pauline Marois tente une deuxième fois de devenir chef du Parti québécois. Malheureusement, le 15 novembre 2005, elle a été battue par André Boisclair. Plus tôt, en 2001, elle assista au "couronnement" de Bernard Landry. Consolation : Landry fera d'elle sa vice première ministre.  

2006 : Partir... pour mieux revenir ?  

Pauline Marois

Crédit photo: CP PHOTO/Jacques Boissinot

Nous sommes le 20 mars 2006. Sans amertume, Pauline Marois quitte la vie politique active. Pourtant, elle venait d'accepter le poste de critique en matière de Relations internationales...  

2007 : Boisclair démissionne, Marois de retour

Pauline Marois le retour

Crédit photo: CP PHOTO/Dimitrios Papadopoulos

En 8 mai 2007, André Boisclair, démissionne de son poste de chef du parti Québec. Deux jours plus tard, soit le 11 mai, Pauline Marois, annonce sa candidature à la chefferie du parti souverainiste. Elle reçoit l’appui du club politique SPQ-Libre, ainsi que de la quasi-totalité des députés du Parti québécois. Jamais deux sans trois ? Non ! 

2008 : Chef de la plus grande opposition officielle de l'Histoire

Pauline Marois chef du PQ

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En 2008, son rêve d'être première ministre n'est pas encore acquis. Cependant, après les élections générales du 8 décembre 2008, Pauline Marois devient chef de l'Opposition officielle. Elle se trouve à diriger, en termes de sièges, la plus imposante opposition officielle de l'histoire du Québec se composant de 51 députés élus.

4 septembre 2012 : première femme de l'Histoire à diriger le Québec

Pauline Marois

Crédit photo: The Canadian Press Images/Denis Beaumont

Le 4 septembre 2012, Pauline Marois écrit l'Histoire en devant la première première ministre de la province. L'événement a malheureusement été terni lorsqu'un homme tire sur deux techniciens, tuant l'un d'eux, lors du discours de victoire de madame Marois.

18 mois de règne : maternelle à 4 ans, soins palliatifs, Charte et... élections 

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Crédit photo: CP

Après 18 mois d'un règne marqué par diverses mises en place, notamment la Loi sur les élections à date fixe, l'instauration de la maternelle à quatre ans, des investissements récurrents dans les soins palliatifs et d'un projet de loi sur la Charte de la laïcité, Pauline Marois déclenche... des élections. Malheureusement pour elle, ce fut une catastrophe. Le 7 avril 2014, elle quitte la vie publique. 

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