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1990: Le gouvernement rompait les discussions à Oka

Image de la crise d'Oka de 1990

C’était l’été 1990. On écoutait Jean le loup et on évitait le pont Mercier bloqué par les Mohawks!

Au printemps 1989, Jean Ouellette, le maire d’Oka annonce un projet d’agrandissement du terrain de golf de la ville d’Oka et de développement domiciliaire au-dessus d’un cimetière et de terres revendiquées par les Mohawks de Kanesatake.

Après l’échec de manifestations pacifiques, les Mohawks Kanesatake demandent l’aide de la Confédération iroquoise. Les Guerriers (Warriors) répondent à l'appel. Devant les négociations qui piétinent, les manifestants érigent une barricade pour bloquer l’accès au terrain de golf.

Le 11 juillet, le maire fait appel à la Sureté du Québec, mais l’intervention dégénère en fusillade au cours de laquelle le Caporal Marcel Lemay perd la vie. La crise se poursuit tout au long de l’été et les Guerriers bloquent également la circulation du pont Mercier pendant 57 jours.

Le 27 août 1990, le gouvernement rompt les discussions et annonce le démantèlement des barricades par l'armée canadienne. Bien que les terres revendiquées aient été rachetées par le gouvernement fédéral et le projet d’immobilier du maire n’ait jamais été réalisé, il faudra encore attendre 10 ans pour une entente provisoire entre les représentants de Kanesatake et le gouvernement.

Pour mieux comprendre les enjeux de la crise d’Oka, je vous invite à lire  l'article Oka, 20 ans plus tard sur Le Devoir.

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