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Darwin... et la chance expliquent l’évolution (et la disparition) des espèces

Lion dans la jungle

Prenez deux espèces semblables partageant la même situation: celle qui est la mieux adaptée survivra, dit la théorie de l’évolution de Charles Darwin. Or, une étude récente de l’Université de Lund, en Suède, désigne la chance comme un facteur important jouant sur sa réussite…

Le roi de la jungle 

Dans la nature, la loi de la jungle est reine. Deux espèces qui cohabitent sur un même territoire, qui se nourrissent des mêmes éléments et qui utilisent les mêmes ressources seront ainsi forcément en compétition, et la plus « forte » devrait gagner, selon la théorie de Darwin.

Or, une nouvelle étude de l’université suédoise prétend plutôt qu’il est impossible de garantir avec certitude l’issue entre les deux espèces, la chance jouant un rôle trop important.

La sélection fréquence-dépendante

Pour y voir plus clair, il faut d’abord comprendre un mécanisme déterminant: la sélection fréquence-dépendante. Selon ce phénomène, lorsqu’une espèce se raréfie, cette fréquence peut lui permettre de « rebondir », c’est-à-dire que les individus de l’espèce rare se retrouvent avec un avantage (en ressources, par exemple, et dans la sélection de leur partenaire), ce qui leur donne l’opportunité de se multiplier à nouveau. Ce qui était rare devient alors commun et dominant.

Selon les découvertes des biologistes impliqués, l’élasticité de ce mécanisme peut bien fonctionner… ou pas. Son efficacité serait en fait tout à fait aléatoire. Bref, c’est la chance qui indique si une espèce rebondit trop tard (la vouant à l’extinction) ou si elle reprendra sa place dans le règne animal. Brutal !