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Et si on réinventait les camps de vacances?

Et si on réinventait les camps de vacances?

Chaque année, les parents se lancent dans la quête des camps de vacances. Il y en a des spécialisés et d’autres, souvent offerts par les différentes villes, qui ont comme objectif premier de divertir les enfants. Parfois, c'est à la demande des enfants, mais la plupart du temps, c’est pour combler l’absence des parents qui doivent travailler pendant que l'école est fermée. C’est exigeant et dispendieux de devoir combler l’horaire à tout prix. Et pendant ce temps, on oublie de transmettre un peu de nous. Alors, pourquoi ne pas tenter de réinventer les camps de vacances?

Pourquoi changer ce qui fonctionne déjà très bien?

Bien sûr, l’offre des camps de vacances est alléchante. Partout à travers le Québec, ils sont des plus variés et permettent d’éveiller de nouvelles passions. Pendant ce moment, les enfants vivent une expérience enrichissante et les parents ont l’esprit tranquille. Effectivement, du positif en ressort de part et d’autre. Sans oublier que les parents ont bien souvent besoin d’un petit répit dans notre monde qui va si vite. Donc, pourquoi vouloir changer ce qui fonctionne déjà très bien? Les enfants d’un côté, les parents de l’autre, et voilà, tout le monde est heureux! Eh bien, justement, peut-être pas tout à fait ou peut-être pas tout le temps. Il faut aussi tendre vers l’équilibre; être avec nos enfants, redécouvrir notre rôle de parents et prendre conscience de l’impact que l’on peut avoir sur notre marmaille.

Pourtant, lorsque nos enfants grandissent, il est bien évident que même s’ils ont encore envie d’être avec leurs parents et leurs frères et sœurs (et pas tout le temps d’ailleurs!), ils ne souhaitent pas non plus être seulement avec eux. À un tournant de la vie, soit à l’adolescence ou un peu avant, ils ont besoin d’autres modèles adultes, tout comme d’autres jeunes qui les mènent ailleurs et qui leur permettent de se découvrir.

Mais alors, comment faire pour être présents pour nos enfants, mais les tourner vers d’autres horizons?

Un camp où la présence des parents est obligatoire

Lorsqu’un gentil capitaine de bateau m’a parlé du camp de voile qu’il organisait avec sa femme et ses enfants pour ses petits-enfants, mais où la présence des parents est obligatoire et nécessaire, j’ai été interpellé, tout comme mes enfants.

Bien sûr, c’est un peu l’anti-camp tel qu’on le connait. L’idée n’est pas de remplir une semaine de l’été dans l’horaire de nos enfants, pendant que les adultes vaquent à leurs occupations. Au contraire!

Chaque parent doit apporter sa contribution en fonction de ses connaissances et passions. Ce qui donne un camp structuré avec plein de jeunes motivés (d’autres moins, mais qui le deviennent à travers les journées!) qui apprennent les rudiments de la voile, mais qui font aussi toutes sortes d’autres activités variées comme de l’impro, du yoga, de l’autodéfense, du pain et même exploser des melons d’eau! La diversité va de pair avec celle des parents présents. Ceux-ci sont donc partout! Cependant, la beauté de la chose, c’est probablement que les jeunes ne sont pas toujours en face de leurs propres parents. Un élément non négligeable, surtout lorsqu’ils basculent dans l’adolescence.

Des parents avec des personnalités des plus diversifiées

Les jeunes y rencontrent toutes sortes d'individus passionnants, mais des plus diversifiés. Il y a ceux qui parlent fort et d’autres qui sont plus discrets, et l’on constate que les uns comme les autres sont nécessaires au bon déroulement des activités. Les jeunes réalisent, je l’espère, que peu importe notre personnalité, on a notre place et notre utilité. En se regroupant, on se complète et chacun trouve son équilibre.

L’entraide à l’avant-plan pour élever nos enfants… vers le haut!

Évidemment, c’est essoufflant. Avant le camp, la planification, la réflexion liée aux activités, la préparation des repas pour une trentaine de personnes demandent du temps et de l’énergie. Préparer les tentes et bagages aussi. Ça serait tellement plus simple de laisser les enfants dans un camp et revenir tranquillement à la maison en amoureux! En effet! Mais… on n’a rien sans rien! La complexité de la préparation permet souvent d’apprécier davantage les jours qui suivent.

Pour les grands-parents qui ouvrent leurs portes, ils doivent être prêts à vivre avec un tourbillon d’enfants durant quelques jours et les parents qui gravitent autour, avec tout le ménage et la vaisselle que cela engendre. En contrepartie, une vivacité s’en dégage et transmet l’énergie nécessaire au bon déroulement de chaque journée.

Ce n’est toutefois pas une formule qui convient à tous. Nombreux sont les parents à bout de souffle qui ne demandent qu’un répit, qui ne souhaitent pas surcharger leur vie plus qu’elle l’est déjà. Pourtant, comme société on devrait tendre vers ce modèle qui met à l’avant-plan l’entraide et le partage des connaissances, l’éducation de nos enfants, sous toutes ses formes, pour les élever, dans tous les sens du terme. Et ça, nos enfants en ont bien besoin!

Pensez-y! Quelles sont vos forces? Qu’aimeriez-vous transmettre à vos enfants et à ceux de votre entourage? Lorsqu’on décide de se regrouper et de s’impliquer, notre société individualiste y gagne à tout coup. La vie est alors plus belle, plus légère. Les enfants, les parents et les grands-parents en sortent grandis, notre monde aussi!

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