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Le 22 avril 1915, une arme inhumaine naissait

Des soldats allemands et leurs mules portant des masques à gaz en 1916

Le 22 avril 1915, au cours de la bataille d’Ypres en Belgique, l’armée allemande introduit le gaz asphyxiant, cette arme inhumaine qui deviendra un symbole de l'horreur de la Première Guerre mondiale.

Or, il s’agissait aussi de la première grande bataille à laquelle participaient les soldats canadiens. Lorsqu’un gros nuage de gaz vert jaune a soudainement enveloppé les troupes françaises et algériennes, les alliés ont été forcé de reculer en ouvrant une brèche d’environ 7 km. Heureusement, les Canadiens réussiront à combler le recul malgré les blessures liées aux gaz.

Même si les attaques au gaz asphyxiant ont fait peu de victimes en comparaison à l’artillerie, ils ont eu un effet psychologique dévastateur. Au cours de cette première attaque, on estime que 15 000 hommes furent intoxiqués et 2000 à 5000 d’entre eux ont succombé à leurs blessures. Les visages des « gazés » se coloraient de bleu et de vert leur donnant un aspect effroyable.

Les premiers gaz se sont perfectionnés en passant du phosgène, à l’acide cyanhydrique pour arriver en 1917, à l’hypérite mieux connue sous le nom de «gaz moutarde», une substance qui provoquait de graves brûlures chimiques et des vomissements incontrôlables. Fait intéressant : Clara Immerwahr, la première épouse de celui qu’on a surnommé le père de l’arme chimique, Fritz Haber, s’est suicidée quelques jours après la première attaque au gaz des Allemands.

Soldats couverts de bandages qui ont probablement été blessés par des lance-flammes ou le gaz moutarde. Le gaz moutarde brûlait la peau et les poumons et a défiguré plusieurs soldats

Soldats couverts de bandages qui ont probablement été blessés par des lance-flammes ou le gaz moutarde. Le gaz moutarde brûlait la peau et les poumons et a défiguré plusieurs soldats. Crédit photo: Musée canadien de la guerre/Collection d’archives George-Metcalf/MCG 19920085-540

Photo aérienne d’une attaque au gaz liquide sur la Somme. Les boîtes devaient être ouvertes sous un vent favorable pour être poussé vers les lignes ennemies. Un vent à sens contraire constituait un danger pour l’attaquant.

Photo aérienne d’une attaque au gaz liquide sur la Somme. Les boîtes devaient être ouvertes sous un vent favorable pour être poussé vers les lignes ennemies. Un vent à sens contraire constituait un danger pour l’attaquant. Crédit photo: Musée canadien de la guerre/Collection d’archives George-Metcalf/MCG 19700140-077

Des soldats allemands et leurs mules portant des masques à gaz en 1916

Des soldats allemands et leurs mules portant des masques à gaz en 1916. Crédit photo: Universal History Archive / UIG via Getty Images

Des soldats français tués par le gaz lors d'une bataille, en 1915

Des soldats français tués par le gaz lors d'une bataille, en 1915. Crédit photo: Universal History Archive / UIG via Getty Images

Des soldats français gazés sont dirigés par des camarades lors de la seconde bataille de la Marne.

Des soldats français gazés sont dirigés par des camarades lors de la seconde bataille de la Marne. Crédit photo: Trois Lions / Getty Images

Des soldats britanniques aveuglés par des gaz asphyxiants, attendent à l'extérieur d'un poste de secours, près de Béthune en avril 1918

Des soldats britanniques aveuglés par des gaz asphyxiants, attendent à l'extérieur d'un poste de secours, près de Béthune en avril 1918. Crédit photo: 2 Lt. TK Aitken / IWM via Getty Images

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