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La révolte désespérée du Sonderkommando d’Auschwitz-Birkenau

Photo prise par Alex Errera, membre d’un Sonderkommando du camp d’Auschwitz-Birkena, décédé en 1944

Le nom d’Auschwitz-Birkenau où plus d’un million de personnes ont été exécutées au cours de la Seconde Guerre mondiale nous donne des frissons dans le dos. On imagine mal comment des milliers de personnes ont pu participer à la solution finale et opérer des chambres à gaz sans se révolter contre les ordres de leurs supérieurs. Pire encore, environ 2000 prisonniers majoritairement juifs ont été contraints de travailler à la mise à mort de leurs semblables au sein de groupes spéciaux que l’on nommait les Sonderkommando. Pendant une durée d’environ 4 mois, ils accomplissaient des tâches inhumaines, dont celle de sortir les corps des chambres à gaz pour les brûler au crématorium. Ils étaient ensuite exécutés à leur tour et un nouveau groupe de Sonderkommando prenait le relais.

Le 7 octobre 1944, un groupe de Sonderkommando d'Auschwitz-Birkenau attaque les gardes SS, fait sauter un crématorium et en endommage un deuxième. Malheureusement, l’ensemble du camp n'a pas suivi la révolte qui s'est terminée dans un bain de sang. Des centaines d’insurgés sont fusillés en tentant de franchir les barbelés ou dans les alentours du camp et 450 membres du Sonderkommando trouvent la mort.

Une centaine de Sonderkommando ont réussi à survivre au moment de l’évacuation du camp en janvier 1945. Peu d’entre eux ont laissé des témoignages de l’horreur qu’ils ont vécue outre des textes enterrés dans le sol des camps, dont 6 manuscrits retrouvés. Le film The Grey Zone paru en 2001, retrace les événements de cette révolte désespérée.

La photo a été prise par Alex Errera, membre d’un Sonderkommando du camp d’Auschwitz-Birkena, décédé en 1944
 

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