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Les élections américaines : euh, ça fonctionne comment?!

Les élections américaines guide sympatico

Mise en contexte : vous avez un souper prévu au programme ce week-end? Ou vous désirez susciter (positivement) l’attention de vos collègues et de votre boss au prochain 5 à 7 en ayant une conversation éclairée sur les sujets chauds de l’heure? Parfait : on a décidé de vous aider en démystifiant des sujets de société! On s’attaque ici au déroulement des élections américaines, car outre le fait que le résultat en est parfois choquant, le reste peut être un mystère…

 

C’est le mardi 3 novembre 2020 que se tiendront les prochaines élections présidentielles américaines. Lors de celles-ci, le président actuel, Donald Trump (couronné en novembre 2016, pour le parti républicain) tentera de se faire élire pour un autre mandat, question de prolonger son règne sur les États-Unis pour une autre période « forfaitaire » de quatre ans. Un mur de candidats démocrates s’érige cependant contre lui, tous prêts à renverser la tendance actuelle et à réussir là où l’ancienne candidate à la présidence Hillary Clinton a échoué en novembre 2016. Ce sont précisément 24 candidats qui espèrent faire entendre leurs voix et parvenir à rassembler les électeurs américains autour de leurs programmes, de leurs visions de leur pays. On dit que jamais de toute l’histoire de la politique américaine une course à l’investiture n’aura rassemblé autant de candidats… Hum, le président Donald Trump devrait-il le prendre personnel? Peut-être…

 

Cours 101 sur le fonctionnement du système électoral de nos voisins du Sud

D’une certaine façon, aux États-Unis, les habitants ne votent pas directement pour leur président. Comment fonctionne le concept des élections là-bas, alors? Premièrement, tous les états – il y en a 50 – sont divisés en districts, en fonction de leur population. Chacun de ces districts compte un représentant. Il en va donc de soi qu’un état avec un grand nombre d’habitants a plus de représentants qu’un état moins populeux, comme l’Alaska, disons. Ces représentants sont élus  à un rythme constant, précisément aux deux ans.

 

Lorsqu’il est question des sénateurs, par contre, chaque état en possède deux, peu importe le « volume » de sa population. Les sénateurs et les représentants forment une belle famille qui porte le nom de « congrès ».

 

Ça va? Vous nous suivez jusqu’ici?

 

Parfait, attaquons les élections présidentielles, maintenant. Celles-ci se tiennent tous les quatre ans et toujours à la même date : le mardi suivant le premier lundi du mois de novembre. Voilà pourquoi le jour « J » est programmé pour le mardi 3 novembre 2020. Les mois précédant ces élections sont assez mouvementés du côté des deux partis, les Républicains et les Démocrates, le parti « perdant » cherchant à dénicher la perle rare parmi son camp, afin d’être représenté à la tête du pays.

 

La différence avec notre propre système, ici au Canada et au Québec, c’est que les Américains ne votent pas directement pour le candidat de leur choix. C’est le « collège électoral » qui a le plus son mot à dire durant le processus. Chaque état se voit attribuer un nombre de grands électeurs (ses représentants + ses sénateurs). Encore une fois, les états les plus populeux se retrouvent donc avec davantage de contrôle entre les mains. Souvent, le grand vainqueur, celui qui s’affiche comme le plus populaire parmi son état, remporte l’appui de tous les autres grands électeurs de son état. À partir de cet instant, on est en mesure de savoir si un état appartient au parti démocrate ou au parti républicain.

 

En bout de ligne, c’est le candidat à la présidence qui a reçu le plus grand nombre d’appuis en provenance des grands électeurs qui met la main sur le prix tant convoité : la présidence des États-Unis.

 

Quelques chiffres pour aider : les 538 grands électeurs forment le collège électoral. Pour remporter les élections, un candidat doit en « convaincre », au minimum, 270. À titre d’exemple : en 2016, Donald Trump a eu l’appui de 306 grands électeurs.

 

Une année 2020 qui promet

Un rapide coup d’œil sur les candidats qui souhaitent enlever les commandes de cette grande puissance mondiale qu’est les États-Unis à Donald Trump :

  • Parmi les 20 candidats démocrates les plus susceptibles de laisser leur marque, on retrouve des personnes âgées de 37 à 77 ans.
  • Il y a six femmes : Kamala Harris (celle que plusieurs voient le plus comme la potentielle première femme présidente des États-Unis), Elizabeth Warren, Amy Klobuchar, Kirsten Gillibrand, Tulsi Gabbard et Marianne Williamson.
  • Pour la toute première fois, il y a un candidat qui s’affiche ouvertement homosexuel, Pete Buttigieg.
  • Les vétérans comme Joe Biden (ex vice-président des États-Unis sous le gouvernement de Barack Obama) et Bernie Sanders (qui s’était « incliné » devant Hillary Clinton, aux dernières élections) sont évidemment aussi parmi les espoirs les plus sérieux à renverser Trump.

 

À suivre de près…

Maintenant qu’on a exploré « le qui, le quoi, le quand, le comment et le pourquoi » de la chose, vous sentez-vous prête à entamer la conversation à ce sujet avec vos proches?

Bonne discussion!

 

Sources :

ici.radio-canada.ca

sympatico.ca

unimag.ca

tvanouvelles.ca

ledevoir.com

cnews.fr

lapresse.ca