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Les gilets jaunes : euh, c’est quoi?!

Les gilets jaunes

Mise en contexte : vous avez un souper prévu au programme ce week-end? Ou vous désirez susciter (positivement) l’attention de vos collègues et de votre boss au prochain 5 à 7 en ayant une conversation éclairée sur les sujets chauds de l’heure? Parfait : on a décidé de vous aider en démystifiant des sujets de société! On s’attaque ici aux gilets jaunes, car leurs manifestations marquantes soulèvent bien des questionnements…

 

Un gilet jaune. Ici, au Québec, on a l’habitude de le voir sur le dos de travailleurs de la construction ou de la signalisation ou encore parfois même sur des personnes qui sont en train de suivre un cours de conduite de moto. En France, le gilet jaune est obligatoire pour tous les conducteurs de véhicule, depuis 2008. Ceux-ci doivent en avoir un en tout temps dans leur voiture, en cas de panne ou d’accident. Ainsi, si un regroupement de personnes en venait à chercher un morceau de linge « rassembleur » facile à dénicher sans avoir nécessairement à débourser quoi que ce soit – car pratiquement tout le monde l’a déjà en sa possession – le gilet jaune serait une pas pire option!

 

Depuis le mois de novembre 2018, de nombreuses images captées sur le vif lors de rassemblements assez animés en France montrent des personnes vêtues de gilets jaunes, en train de manifester. À l’évidence, la bonne humeur est loin de régner lors de ces mouvements de foule qui se tiennent principalement le samedi à des endroits stratégiques (par exemple, aux Champs-Élysées)… Mais pourquoi un nombre qui semble grandissant de gilets jaunes continue de se donner pour mission de faire entendre sa voix au monde entier?

 

Petit plongeon au cœur des manifestations

Les « porteurs » d’un gilet jaune sont comme vous, comme nous... Ce sont des personnes qui appartiennent à tous les groupes d’âges, qui exercent des professions différentes ou qui sont aux études, voire à la retraite. Si elles se réunissent aussi souvent et semblent si bien s’entendre entre elles c’est qu’elles ont un gros point en commun : elles sont en colère, très en colère contre le gouvernement de la France avec, à sa tête, le président Emmanuel Macron.

 

Mais qu’est-ce qu’autant de personnes peuvent bien reprocher à M. Macron pour être si expressives de leur mécontentement? Eh bien, tout a commencé avec une hausse de taxes et d’impôts et le fait que de nombreux Français estiment payer trop cher pour des choses dont ils peuvent difficilement se passer, notamment l’essence. D’une certaine façon, cette hausse du coût de la vie ne fait que davantage donner l’impression que la classe moyenne risque de finir par prendre le bord dans un avenir assez rapproché, créant encore plus de distance entre les personnes disons bien nanties et celles qui le sont moins. Certains appellent ça : « l’évolution des classes sociales ».

 

Ça va? Vous nous suivez jusqu’ici?

 

Dans les faits, un problème de type géographique est aussi lié à cette crise des gilets jaunes… En effet, plusieurs habitants des régions moins centrales – disons-le comme ça – de la France sont obligés de prendre leur voiture tous les jours pour aller travailler, car le transport en commun est inexistant dans leur patelin. Ça va donc de soi qu’ils ne sont pas enchantés à l’idée de devoir réserver une grosse partie de leur paie au carburant quand, en bout de ligne, la majorité de cette somme d’argent retombe ensuite entre les mains du gouvernement, sous forme de taxe.

 

Pourquoi on en parle autant… ou la colère d’une nation!

Ça fait ainsi plusieurs mois que les images des manifestations des gilets jaunes font le tour de la planète et, malheureusement, ce qui frappe le plus n’est pas la force d’un peuple qui décide de s’unir dans l’espoir d’avoir une vie meilleure et plus équitable, mais les actions et les gestes posés par certaines personnes malintentionnées… En effet, du grabuge, du vandalisme et de la violence se retrouvent au cœur même des mouvements des gilets jaunes, bien souvent contre le gré des organisateurs.

 

D’une pétition lancée en mai 2018 pour dénoncer le fait qu’environ 67% du prix du carburant est dû à des taxes, aux appels à tous partagés sur les réseaux sociaux comme Facebook et Twitter, en passant par la toute première journée de mobilisation le 17 novembre 2018 et les continuels barrages de circulation (souvent érigés à des ronds-points, la France étant le pays où il y a le plus grand nombre de ronds-points au monde!), le débat ne semble pas sur le point d’être résolu…

 

Les gilets jaunes continuent de répéter leurs demandes – une baisse du prix de l’essence, un salaire mieux lié au coût de la vie, des classes pas trop nombreuses (pas plus de 25 élèves) dans les écoles, etc. – mais le gouvernement français reste lui aussi sur sa position. Il réplique qu’il n’a pas d’interlocuteur direct, car aucun « chef » ne semble s’approprier le mouvement des gilets jaunes.

 

Maintenant qu’on a exploré « le qui, le quoi, le quand, le comment et le pourquoi » de la chose, vous sentez-vous prête à entamer la conversation à ce sujet avec vos proches?

Bonne discussion!

 

Sources :

ici.radio-canada.ca

1jour1actu.com

francetvinfo.fr

journaldemontreal.com

franceculture.fr

reporterre.net

lepoint.fr

information.tv5monde.com