L’origine du mouvement

En octobre dernier, l’influent producteur américain Harvey Weinstein a été accusé par près d'une centaine de femmes d’agression ou de harcèlement sexuel.

À la suite de l’affaire, l’actrice Alyssa Milano a lancé un appel sur les réseaux sociaux avec le mot-clic #metoo (#moiAussi) afin que les femmes victimes de harcèlement témoignent de leur épreuve. Le mouvement est lancé et fera boule de neige partout dans le monde.

 

Aux États-Unis, le mouvement prend rapidement de l’ampleur. Des personnalités telles que Lady Gaga ou Monica Lewinsky postent leur témoignage sur les réseaux sociaux accompagné du #MeToo.

Au Québec, les témoignages affluent également avec le mot-clic #MoiAussi. En France, c’est le #Balancetonporc qui fait rage, tandis qu’en Italie, c’est #quellavoltache. La Tunisie, l’Égypte, l’Arabie Saoudite, le Royaume-Uni… Aux quatre coins de la planète, des mots-clics fleurissent pour dénoncer les agressions sexuelles dont sont victimes les femmes.

Et les hommes ?

En janvier, deux Français, le cinéaste Michel Hazanavicius (The ArtistLe redoutable) et l'écrivain Raphaël Glucksmann lancent le hashtag #WeToo et invitent les hommes à rejoindre le mouvement contre les violences faites aux femmes. « Nous aussi, nous voulons l’égalité » écrivent-ils dans le Nouveau magazine littéraire le 29 janvier.

Depuis l’affaire Weinstein, le mouvement MeToo a permis à de nombreuses femmes de libérer leur parole en dénonçant les agressions et le harcèlement qu’elles subissent souvent au quotidien.