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Top 7 des pires dictateurs dans le monde

Dictateur militaire

Mao Tsé-Toung, Hitler, Pol Pot, Tito, Saddam Hussein, Gengis Khan, toutes les époques ont connu leurs dictateurs et la nôtre ne fait pas exception. Voici les portraits de 7 dictateurs qui règnent présentement sur leurs pays en maîtres absolus, aussi cruels et avides les uns que les autres, au détriment de leur peuple souvent miséreux et misérable. 

 

Kim Jong-un — Dirigeant de la Corée du Nord

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Crédit photo: Ed Jones/AFP/GettyImages

Kim Jong-un, né en 1983 (ou 1984), est le plus jeune dictateur vivant. Il est au pouvoir depuis la mort de son père, en 2011. Son père a appauvri son peuple, a laissé la famine se répandre et a jeté des centaines de milliers de personnes dans des camps de prisonniers (il y en a environ 200 000 encore aujourd’hui), tout en dépensant les rares ressources du pays sur un programme nucléaire. Kim Jong-un continue allègrement sur les traces de ce père et gouverne le pays avec un culte de la personnalité poussé à l’extrême.

La Corée du Nord est aujourd’hui l’état le plus totalitaire et isolationniste au monde. Ses violations des droits de l'homme sont difficiles à déterminer parce que le gouvernement de Kim Jong-un musèle violemment tous les médias du pays. Il n’y a aucune liberté d’expression, de religion ou de voyage, et en tant que pays du monde le plus homogène ethniquement, les droits des minorités sont inexistants. La peine de mort est largement répandue, sans trop de processus judiciaires.

En 2013, à la suite d’exercices militaires communs entre les États-Unis, le Japon et la Corée du Sud, Kim Jong-un les a menacés de guerre nucléaire. En octobre 2013, il a fait fusiller son ex-petite amie et onze membres de son groupe de danseuses à cause d’une vidéo où elles étaient légèrement vêtues. Le 12 décembre 2013, il a fait exécuter son oncle, numéro deux du régime, soi-disant pour des actes criminels et une faction contre-révolutionnaire. Le régime nord-coréen ne punit pas seulement l’individu dissident, mais condamne toute sa famille, parents, grands-parents, enfants, tous sont envoyés dans des camps de travail forcé. Kim Jong-un serait responsable de la mort d’au moins 31 officiers et officiels depuis septembre 2010.  

* Sur la photo, prise le 15 avril 2012, on voit le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un regardant une parade militaire marquant le centenaire de la naissance du fondateur du pays, son grand-père, Kim II-Sung, à Pyongyang. 

Gurbanguly Berdimuhamedow - Président du Turkménistan

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Crédit photo: Kayhan Ozer/Anadolu Agency/Getty Images

Gurbanguly Berdimuhamedow, né le 29 juin 1957, est depuis le 14 février 2007 le président du Turkménistan, un pays d'Asie centrale entouré par l'Afghanistan, l'Iran, la mer Caspienne, le Kazakhstan et l’Ouzbékistan. Dentiste de formation, Berdimuhamedow a succédé à l’excentrique tyran Saparmurat Niyazov (qui a fait renommé les mois de l’année d’après son propre nom et celui de sa famille), dont il a conservé les politiques répressives pour la simple raison, a-t-il expliqué, qu'il lui ressemble beaucoup physiquement.

C’est lui qui a organisé en 2004, alors qu’il était vice-président, la politique de santé imaginée par son prédécesseur  en supprimant les hôpitaux de campagne et 15 000 emplois médicaux pour faire des économies budgétaires.

Le régime de Gurbanguly Berdimuhamedow est considéré par plusieurs organismes indépendants comme une dictature : en effet, le culte de la personnalité, les scores soviétiques aux élections, les projets pharaoniques comme le soi-disant « Palais du bonheur » inauguré en grande pompe pour les 20 ans de l'indépendance pour des sommes sans commune mesure avec la richesse du pays sont autant d'indices qui convergent vers cette conclusion.  

* Sur la photo, le président du Turkménistan, Gurbanguly Berdimuhamedow, à Ankara, en Turquie, le 3 juin 2014. 

Bachar al-Assad — Président de la Syrie

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Crédit photo: JOSEPH EID/AFP/Getty Images

Bachar al-Assad, né en 1965, est le président de la Syrie depuis 2000. Il a succédé à son père qui a dirigé le pays pendant les 30 années précédentes. On le décrit comme un despote prétentieux qui essaie de rentrer dans les souliers de son père, qui seraient trop grands pour lui. Al-Assad a dépensé une fortune dans des pays comme le Liban et l’Iraq, tout en négligeant les besoins de son peuple. Al-Assad est accusé par les États-Unis et Israël de soutenir le Hezbollah, le Hamas et le djihad islamique.

En 2011, quand un « printemps arabe » s’est soulevé en Syrie, la réponse d’al-Assad a été de lui opposer la répression par la police et les militaires. Ces violences ont donné naissance à l’Armée syrienne libre, composée d’opposants et de déserteurs de l’armée. Al-Assad a été accusé d’avoir utilisé des armes chimiques à plusieurs reprises sur les opposants à son régime.  

* Sur la photo, prise le 18 janvier 2014, le président syrien Bashar al-Assad lors d’une entrevue avec AFP.

Alexandre Loukachenko — Président de Biélorussie

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Crédit photo: PETRAS MALUKAS/AFP/Getty Images

Alexandre Loukachenko, né en 1954, est le président de Biélorussie. Il a été élu en 1994, puis réélu en 2001, 2006 et 2010. Mais comme l’opposition n’a pas le droit de parole, la communauté internationale conteste ces élections. Loukachenko est souvent qualifié de « dernier dictateur d’Europe », à cause de la continuelle restriction des libertés publiques dans son pays. Il est interdit de séjour dans l’Union européenne et aux États-Unis.

Son pouvoir est appuyé par la Russie, qui le soutient malgré les accusations des pays occidentaux. Ouvertement pro-nucléaire iranien, antihomosexuels et antisémite, il se défend par le fait que son pays est une démocratie et que donc chacun a le droit à la liberté d’expression.  

* Sur la photo, le président de Biélorussie, Alexandre Loukachenko, le 16 septembre 2009. 

Isaias Afewerki — Président de l’Érythrée

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Crédit photo: SIMON MAINA/AFP/Getty Images

Isaias Afewerki, né en 1946, est le président de l’Érythrée depuis son indépendance, en mai 1993. Il est le premier et le seul président de la courte histoire de ce pays. Cet ancien secrétaire général du Front populaire de libération de l’Érythrée était au départ considéré comme un libérateur. Afewerki a plutôt fait de son pays une prison où les médias indépendants ont été fermés, les élections rejetées et le service militaire sans fin est obligatoire.

Des messages diplomatiques révélés par Wikileaks en décembre 2010 ont brossé un portrait peu flatteur du gouvernement d’Afewerki. « Les jeunes Érythréens fuient leur pays, l’économie se meurt, les prisons débordent et le dictateur reste cruel et méfiant. Est-ce que le pays frôle le désastre ? », se demandait l’ambassadeur américain Ronald McMullen.

Plus de la moitié de la population souffre de malnutrition, ce qui n’a pas empêché le pays de refuser les offres d’aides alimentaires étrangères, car, comme l’a déclaré l’ambassadeur érythréen aux médias : « l’aide alimentaire extérieure diabolise les locaux et les rend paresseux ». Dans un rapport publié en 2013, Amnesty International décompte plus de 10 000 prisonniers politiques en Érythrée, arrêtés arbitrairement et détenus sans jugement dans d’atroces conditions. Le gouvernement d’Afewerki est accusé d’« autoritarisme ».  

* Sur la photo, le président Isaias Afewerki à Nairobi, au Kenya, le 12 décembre 2013. 

 Mswati III — Roi du Swaziland

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Crédit photo: MARY ALTAFFER/AFP/Getty Images

Mswati III, né en 1968, est le roi du Swaziland, un petit pays africain de 1,2 million d’habitants. Il a succédé à son père en 1986 et est actuellement le dernier monarque absolu d’Afrique. Parce qu’il a été élevé en Angleterre, on a cru qu’il allait moderniser le royaume, mais il a montré plutôt qu’il ne détestait pas les coutumes de son pays. Le 15 septembre 2012, il a regardé des milliers de filles et de jeunes femmes danser les seins nus lors d’une tête traditionnelle pour choisir celle qui deviendrait sa 10e femme (son père a en eu 100).

La mère de la fille choisie a lancé une poursuite contre le roi, en l’accusant d’avoir enlevé sa fille. Mswati, qui règne par décret, a alors annoncé que les cours de justice de Swaziland n’avaient plus le droit d’émettre des règlements qui limitaient le pouvoir du roi. Alors que son pays fait partie des pays les plus pauvres du monde et que 25,9 % de sa population est victime du sida (chiffres de 2011) et de la sécheresse, le roi Mwsati III a acheté pour lui et ses femmes 20 BMW et une Daimler-Chrysler d’un demi-million de dollars. Le roi a déclaré en 2013 que seule la mort peut défaire une union traditionnelle, même si la culture swazie permet la fin des mariages.  

* Sur la photo, prise le 25 septembre 2013, le roi Mswati III lors de la 68e session de l’Assemblée générale des Nations unies. 

Teodoro Obiang Nguema - Président de la Guinée équatoriale

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Crédit photo: Amine Landoulsi/Anadolu Agency/Getty Images

Teodoro Obiang Nguema, né en 1942, a pris la tête de la République de Guinée équatoriale en 1979 à la faveur d’un coup d’État contre son oncle. Il a été réélu plusieurs fois avec des scores frisant les 100 %. La Guinée équatoriale, qui ne compte que 750 000 habitants, était une dictature qui passait plutôt inaperçue jusqu’à ce qu’on y découvre des réserves de pétrole en 1995. Depuis, les compagnies pétrolières américaines ont déversé des milliards de dollars dans le pays. Le revenu annuel par tête est de 4 472 $, 60 % des Équatoguinéens gagnent moins de 1 $ par jour. L’argent du pétrole va directement au président Obiang, qui a déclaré qu’il n’y avait pas de pauvreté en Guinée et que les gens étaient surtout habitués à vivre d’une façon différente. Selon le magazine Forbes, Obiang est l’un des chefs d’État les plus riches du monde, avec une fortune estimée à 600 millions de dollars.

Dans son pays, il n’y a pas de transport public, pas de journaux et seul 1 % du revenu du gouvernement va à la santé. Quand on lui demande pourquoi il garde pour lui tant d’argent de son pays dans son compte personnel, Obiang explique qu’il garde l’absolu contrôle de l’argent pour éviter la corruption. La radio d’État a déjà annoncé que le président Obliang est en contact permanent avec le « Tout-Puissant » et qu’il pouvait donc « commettre des meurtres sans avoir à rendre des comptes à qui que ce soit et sans aller en enfer ».  

* Sur la photo, le président de la Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, durant le 23e sommet de l’union africaine, le 26 juin 2014.

 

Ce livre intéressera tous ceux qui souhaitent comprendre l'histoire du monde contemporain plus en détails.

Les dictateurs des XXe et XXIe siècles

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