Au début du mois de janvier 1905, le tsar Nicolas II de Russie doit composer avec des grèves et des manifestations populaires. Le 9 janvier, des gardes ouvrent le feu sur une foule de manifestants estimée entre 50 000 et 100 000 personnes. Une centaine de manifestants sont tués et trois cents autres blessés. Dès lors, les grèves et les protestations se multiplient à travers le pays et forcent le tsar à promettre la mise en place d’une constitution libérale en octobre 1905. Malgré cette preuve d’ouverture, le tsar reprend vite le contrôle absolu appuyé sur une Douma docile.

Le désastre de la Première Guerre mondiale mènera le pays à une révolution plus radicale, celle des Bolcheviques en 1917. Désastre est un bien faible mot. Dès le début de la guerre, les Russes ne sont pas équipés pour un conflit moderne. Ils manquent de munitions et chargent à la baïonnette contre des mitrailleuses. Sur les 12 millions d’hommes mobilisés, on compte environ 2 millions de morts et cinq millions de blessés.

En 1917, la Russie est au bord du gouffre et les Allemands approchent dangereusement. Il n’est pas étonnant que les Bolcheviques, seul parti qui promet la paix à tout prix et la terre, reçoivent un appui massif du prolétariat, de l’armée et des paysans. En février 1917, une grande partie de l’armée et la police refuse de se soumettre aux ordres du tsar le forçant à abdiquer. Un gouvernement provisoire réunissant des membres de toutes les factions y compris les révolutionnaires marxistes, prend le pouvoir. En apprenant la chute du régime impérial, Lénine exilé en Suisse, revient au pays dans un wagon plombé allemand et consacre toutes ses énergies à mettre en place une révolution totale.

Lénine s’adressant à la foule le 5 mai 1920

Après un premier coup d’État raté en juillet 1917, les bolcheviks réussissent à destituer le gouvernement provisoire de Kerenski au cours de la nuit du 24 au 25 octobre. Lénine lance alors son programme qui prévoir l’abolition de la propriété privée, le contrôle des usines par les ouvriers et la paix immédiate. 

Manifestation sur la rue Nevsky Prospekt à Saint-Pétersbourg après que les troupes du gouvernement provisoire aient ouvert le feu sur la foule en juillet 1917

Fait souvent méconnu de l’histoire canadienne, en août 1918, un corps expéditionnaire de 4 200 soldats canadiens s’est rendu en Sibérie pour venir en aide aux forces « blanches » anti-bolcheviques dans le but de contrer la Révolution communiste que les alliés voyaient comme une menace. L’intervention des Alliés se solda par un échec et le corps expéditionnaire canadien en Sibérie enregistra 25 pertes au total.

Soldats du Corps expéditionnaire sibérien posent avec des soldats cosaques dans les armées « blanches »

 

Pour en savoir plus sur la Révolution russe, voici un excellent documentaire en français:


 

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