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Kidnappée à l'âge de 14 ans, elle aide désormais d'autres victimes

Elizabeth Smart

La survivante d'un kidnapping a décidé de faire sa part pour aider les autres victimes d'agression sexuelle à continuer leur vie sans devoir vivre un second enfer à cause du jugement des autres.

Une histoire bouleversante

En 2002, Elizabeth Smart avait 14 ans lorsqu’un homme est entré par effraction dans la maison de ses parents.  Il s’est dirigé vers sa chambre avec un couteau et a mis l’arme blanche sous le cou de l’adolescente. Il a menacé de la tuer si elle ne le suivait pas. La jeune femme raconte avoir été enchaînée, puis violée plusieurs fois par jour. Son ravisseur l’aurait également forcée à consommer de l’alcool et des drogues. 

Aider les autres

Celle qui est désormais adulte œuvre à tenter d'aider les victimes d'agression en sensibilisant le reste de la société aux difficultés que rencontrent plusieurs victimes comme elle.

Vous pouvez voir son témoignage dans cette vidéo (en anglais):

La jeune femme parle entre autres des efforts de son agresseur pour essayer de lui faire perdre son sens de l’identité, ses liens familiaux et amicaux. Durant sa captivité, dès qu’elle faisait référence à ses proches, l’homme menaçait de s’en prendre à eux.

Heureusement, après 9 mois comme prisonnière, la jeune a réussi à s’évader pour aller demander du secours. Maintenant adulte, elle a décidé d’investir ses efforts dans la prévention contre les violences sexuelles.

Elle aimerait que les gens cessent de blâmer les victimes pour les crimes qu'elles ont subis.

Elle trouve difficile de se faire demander pourquoi elle n’a pas simplement couru ou crié lorsqu’elle a été kidnappée dans sa chambre. Pour elle, poser la question aux victimes est une critique déguisée, comme si tout le monde lui disait : « Tu aurais dû faire plus pour ne pas que ça t’arrive, ça ne devait pas être si terrible que ça, sinon tu aurais fait quelque chose pour t’en sortir. »

Elle continue en disant que peu importe si les victimes sont couchées dans leur lit ou en état d’ébriété dans un club, il y a des choses qui sont inacceptables dans la vie, et le viol en fait partie.

Elle voit le mouvement #MoiAussi (#MeToo) comme étant très positif pour la guérison des victimes. Elle explique que pendant des années, ces personnes se sont senties isolées et seules au monde. Personne ne voulait parler et être marquée au fer rouge par le jugement des autres. Ce mouvement a libéré la parole de plusieurs, qui ont enfin senti qu’elles avaient le droit de parler, et qu’une grande famille de survivants était là pour les comprendre.

La jeune femme croit cependant que la société a encore de grands pas à franchir pour prévenir les préjugés contre les victimes. Elle aimerait que les victimes soient traitées avec respect et dignité. Elle ajoute que les gens doivent cesser de juger injustement les survivants d’actes criminels, puisqu'elles n'ont rien fait de mal.

Cette jeune survivante est déterminée à faire une différence dans le monde tout en gardant la tête haute, et elle est une inspiration pour beaucoup de gens à travers le monde. 

 


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