Imaginez un monde où les individus considérés laids n’ont pas le droit de se montrer en public. Absurde vous pensez? Ce fut pourtant déjà le cas dans plusieurs villes américaines, et ce, jusque dans les années 1970!

D’abord adoptée à San Francisco vers 1867, puis différentes villes de l’Ouest, du Midwest, et dans d'autres États plus à l'Est, la «ugly law» de son petit nom, a sévi aux États-Unis pendant près d'un siècle, plus particulièrement à Chicago. Interdisant aux personnes laides et handicapées d’apparaître en public, son but aurait été de préserver la «qualité» de vie des concitoyens.


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Si l'on en croit cet article du Chicago Tribune, l'objectif aurait plutôt été de débarrasser les rues des mendiants et plus déminus. Quant à ceux qui osaient désobéir à cet ordre civil, ils pouvaient se voir recevoir une amende entre 1$ et 50$ et même se voir infliger une peine d'emprisonnement. 

Heureusement, suite à la Première Guerre, l'attitude envers les personnes présentant des handicaps physiques devint plus clémente. Lorsque le conseil municipal vota enfin pour l'abolition de cette loi en 1974, un co-sponsor de son abrogation déclara enfin: «c'est cruel et insensible. C'est un retour à l'âge des Ténèbres».

Mais comment cet acte a-t-il pu demeurer en place aussi longtemps? On se le demande encore...

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