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Les changements climatiques affectent la qualité du vin

main de femme avec du vernis à ongles rouge qui tient un verre de vin rouge

Vous êtes une grande amatrice de vin, du genre à pouvoir donner des cours de dégustation à vos proches lors d’une soirée vins et fromages? Ou vous aimez simplement déguster un bon verre de vin les orteils trempés dans la piscine? Peu importe : vous aimez le vin, point à la ligne. Cependant, sachez que ce vin que vous aimez tant ne goûtera peut-être plus la même chose et les responsables de ce changement de saveur sont les changements climatiques!

 

Il fallait s’y attendre. Même si certains des dirigeants des plus gros pays de ce monde tardent encore à vouloir s’ouvrir les yeux, les conséquences des changements climatiques ne vont pas subitement cesser de se faire ressentir et oui, ceux-ci affecteront de plus en plus le quotidien du commun des mortels. Ainsi, de nouvelles recherches démontrent que les amateurs de vin doivent se préparer à redécouvrir leur palais, lorsqu’il est question de leur boisson alcoolisée de prédilection, car les changements climatiques commencent à avoir des impacts réellement importants sur la viticulture…

 

Alerte aux pesticides?!

Dans plusieurs régions de l’Europe et des États-Unis – coins de la planète tous deux reconnus pour leurs savoureux vins – les printemps ne sont plus ce qu’ils étaient. Résultat? La température se veut plus douce, le fond de l’air est quant à lui plus humide et la pluie décide de s’imposer plus souvent. Trois situations auxquelles les Canadiens et les Québécois peuvent certainement s’identifier également. Le problème est que cette pluie et cette humidité poussent des bestioles, des insectes et des maladies à s’inviter dans les vignobles pour « contaminer » directement les grappes de raisins. Pour essayer d’éloigner ces convives indésirables, certains fabricants de vin disent ne pas avoir le choix : ils doivent utiliser des pesticides, même si le petit côté vert, écolo et bio de leur personne leur hurle de ne pas le faire.

 

Nécessairement, cet ajout vient, en bout de ligne, à nuire à la qualité d’un vin et peut même pousser les fidèles consommateurs à se questionner au sujet des risques sur leur santé.

 

Les changements climatiques directement dans votre verre

D’autres experts avancent aussi que la hausse des températures joue directement sur le goût en bouche d’un vin. Ainsi, trop de chaleur pourrait compromettre « l’équilibre » des vins entre les taux d’alcool, d’acidité et de sucre. Le taux d’alcool augmente – il peut se situer autour de 14 degrés alors qu’il y a 25 ans, il était plutôt à 11 ou 12 degrés – tout comme la quantité de sucre, pendant que l’acidité diminue. Bref, les vins produits sont donc moins équilibrés et, en prime, ils vieillissent mal et sont de moins bonne qualité.

 

Petite innovation : pour éviter que la hausse du taux d’alcool dans un vin soit trop frappante, certains formats de verres à vin ont été repensés! Ils sont désormais plus volumineux, question de conserver l’équilibre au niveau du nez et du palais des amateurs…

 

(sources : cbsnews.com, lapresse.ca et vinquebec.com)