Les goûts alimentaires limités de leurs tout-petits exaspèrent bien des parents. Une nouvelle étude conclut que ces « caprices » alimentaires sont en grande partie programmés génétiquement.

Pour déterminer la part génétique et la part environnementale dans les comportements alimentaires des jeunes enfants, des chercheurs britanniques et norvégiens ont enrôlé plus de 1 900 familles de jumeaux de 16 mois. En comparant les goûts entre jumeaux identiques et jumeaux non identiques, les chercheurs ont observé qu’à cet âge, l’ouverture à l’égard d’aliments nouveaux est à 58 % influencée par les gènes. Le refus d’aliments déjà connus, lui, serait surtout imputable à l’environnement : il serait à 46 % seulement programmé par les gènes. Les chercheurs avancent que plus d’un gène serait en cause dans ces comportements.
 
Ces résultats ont de quoi soulager les parents qui se sentent responsables de la néophobie (la peur des nouveaux aliments) dont leurs rejetons font preuve. L’étude reconnaît néanmoins aux parents un rôle important pour infléchir cette prédisposition génétique.