Le réchauffement des océans serait particulièrement favorable aux vibrions, des microbes qui peuvent causer de graves infections telles que le choléra. Il existe une vingtaine d'espèces de ces bactéries aquatiques, naturellement abondantes dans les zones côtières. Plusieurs d'entre elles sont toxiques, telles que la célèbre Vibrio cholerae.

Des chercheurs américains et européens se sont penchés sur le rôle des changements climatiques sur ces infections. Leur étude, publiée dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America (PNAS), affirme que le réchauffement de la surface de la mer favorise la propagation des vibrions dans l'Atlantique Nord. Pour arriver à cette conclusion, ils ont analysé des échantillons de plancton prélevés sur 50 ans et ont comparé leur résultats avec les températures des eaux de surface et les épidémies infectieuses des cinq dernières décennies.

Ils ont alors constaté que les trois étaient liés : quand l'océan se réchauffe, les vibrions se multiplient et les infections augmentent. Des épidémies ont déjà éclaté dans certaines régions de l'Alaska auparavant épargnées. Les chercheurs expriment leur inquiétude à propos de l'Europe du Nord, où la mer Baltique se réchauffe bien plus vite que la normale.

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