Il existe de nombreuses formes de pollution, mais une en particulier fait de plus en plus parler d’elle, surtout dans les pays industrialisés. Il s’agit de la pollution électromagnétique, qui susciterait chez certains, des réactions quasi allergiques.

Qu’est-ce que l’électrosensibilité?

Cette hypersensibilité se développerait suite à une forte exposition ou un cumul d’expositions aux champs et ondes électromagnétiques. Les symptômes peuvent aller de maux de tête, insomnie, chaleur, rougeurs, à des perturbations du système neuro-immunitaire, nerveux ou cardio-vasculaire. 

Un diagnostic complexe et controversé

Si les symptômes décrits sont reconnus par l'OMS (Organisation mondiale de la Santé), le lien de causalité ne l’est pas. Dans la majorité des essais cliniques réalisés, les patients affirmaient souffrir de ces symptômes, qu’ils étaient exposés à des champs réels ou non. Qui plus est, les personnes qui déclarent souffrir d'hypersensibilité électromagnétique semblent réagir à des intensités bien inférieures aux limites proscrites.

C’est pourquoi les chercheurs parleront le plus souvent d’une « intolérance environnementale idiopathique (IEI) attribuée aux champs électromagnétiques » et non d’électrosensibilité.


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Un effet nocebo?

La majorité des scientifiques croient donc que l’électrosensibilité serait lié à l’effet nocebo - l'opposé de l'effet placebo - ou un phénomène entraînant des symptômes ou effets indésirables, simplement par le fait de croire qu’une chose peut avoir de tels effets.

Ainsi, si les symptômes sont bien réels, les chercheurs remettent en doute le lien de causalité avec les ondes et champs magnétiques. Pour l'OMS « il existe aussi certains éléments indiquant que ces symptômes peuvent être dus à des maladies psychiatriques préexistantes, ainsi qu'à des réactions de stress résultant de la crainte inspirée par les éventuels effets sur la santé des CEM, plutôt que de l'exposition aux CEM elle-même ». Autrement dit, il est important de considérer d'autres facteurs, environnementaux et psychologiques notamment.

Et vous, croyez-vous avoir une « intolérance environnementale idiopathique » (IEI)?

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