Retour

La fin des acouphènes?

Un homme tanné d'entendre du bruit

Une nouvelle étude effectuée sur des souris a permis d'identifier le premier gène susceptible de prévenir les acouphènes, ces sons continus qu'on entend à l'intérieur de nos oreilles. Serait-ce enfin la fin de ce bruit fantôme si désagréable?

Christopher R. Cederroth, professeur assistant au Karolinska Institutet de Suède, a découvert avec son équipe de recherche que lorsque le gène nommé GLAST ne fonctionne pas normalement, les animaux, dans ce cas-ci des souris, étaient plus susceptibles de développer des acouphènes.

La communication entre les neurones cérébraux se produit dans les synapses, et lorsque du glutamate, un neurotransmetteur, apparaît dans cet espace, une protéine programmée par le gène GLAST intervient pour le remettre dans les cellules où il aurait dû rester. Or, lorsque le gène échoue à cette tâche, le niveau de glutamate augmente, excite les neurones et entraîne des effets toxiques, tels les acouphènes.

Cette découverte, dont les détails sont publiés dans la revue Frontiers in Behavioral Neuroscience, ouvre la porte à un traitement qui soulagerait les personnes souffrant d’acouphènes si graves qu’ils en perdent le sommeil, la concentration et développent des symptômes de dépression et d’anxiété.

Commentaires