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Pourquoi avons-nous besoin de vacances sur le bord de l’eau?

Pourquoi avons-nous besoin de vacances sur le bord de l'eau?

Chaque année, la mer et les lacs attirent un grand nombre de vacanciers. Au fond de nous, on a tous ce besoin intarissable de se rendre sur le bord de l’eau. L’appel de la mer est fort, toutefois on peut aussi se satisfaire de n’importe quel plan d’eau. Mais pourquoi avons-nous cette attirance?

Pour revenir à nos origines

On est des êtres d’eau. Notre passé lointain en est imprégné alors que toute forme de vie a d’abord pris forme dans l’eau et grâce à l’eau. Avant de naitre, nous baignons également dans le liquide amniotique, une mer intérieure au sein de notre propre mère. On est aussi constitué d’eau à près de 65 %. Chez le bébé, ce pourcentage grimpe à plus de 75 %! Bref, l’eau est essentielle en nous! Sa consommation est liée directement à notre survie, mais il semble que sa présence l’est tout autant pour notre équilibre mental, mais aussi pour notre santé physique.

Pour nous apaiser

En effet, les bienfaits de l’eau dépassent ceux liés à sa consommation. Notre corps se souvient probablement de ses origines et s’apaise lorsqu’il se retrouve aux abords d’un lac ou de la mer.

Lorsqu’on arrive sur le bord de l’eau, on a souvent l’impression que le monde cesse de tourner ou à tout le moins, on oublie le rythme effréné de notre société.

En même temps que l’on observe l’horizon qui s’étend à perte de vue, l’agitation de notre cerveau diminue. Le bruit de l’eau se charge de compléter la détente. Les vagues nous ensorcellent... ou presque! On peut les observer durant de longs moments, les admirer se fracasser sur la grève, prendre conscience à quel point elles se ressemblent, mais qu’elles sont toutes différentes.

Sans même s’attarder à aucune étude, on sait que cette eau est bénéfique pour notre santé mentale! On l’éprouve chaque fois que l’on se retrouve sur le bord d'une rivière, d'un lac ou de la mer.

Mais des études existent bel et bien sur le sujet. L’une d’entre elles, effectuée en Nouvelle-Zélande, démontre que les espaces bleus apaisent le mental et diminue notre anxiété. Au fond, il semble que ce soient les espaces totalement naturels qui font chuter drastiquement le niveau de stress.

Notre anxiété nous quitte graduellement en même temps qu’on se plait à être les deux pieds dans le sable. Comme si magiquement, on réussissait à vivre le moment présent. Cette immensité nous comble tellement qu’elle fait disparaitre subitement tous nos autres désirs futiles qui pouvaient surgir quelques minutes auparavant. Lorsqu’on est sur le bord de l’eau, on n’a plus besoin de rien d’autre pour être heureux!

Pour redevenir des enfants

L’eau permet de renouer avec celui ou celle que l’on est vraiment. Elle fait tomber toutes les barrières. Petits et grands se retrouvent au même niveau. Peu importe l’âge, on se laisse prendre par le bonheur de construire un château de sable ou de s’ensevelir sur ces doux grains pour se transformer en sirène ou en toute autre forme que notre cerveau nous dicte. On se lance ensuite dans l’eau, en sautant dans les vagues, en arrosant notre voisin, en riant aux éclats simplement, car le moment est parfait et qu’il n’exige rien d’autre!

L’âge n’existe plus, tout comme le statut social. On ne fait qu’être, qui l’ont est. Et étrangement, on ne se soucie plus du tout du jugement d’autrui.

Pour se rapprocher de ceux que l’on aime et créer de nouveaux liens

Et voilà que lorsque le stress et les barrières tombent, on est véritablement avec notre conjoint, nos enfants, nos amis. Les liens se renforcissent, car on est présent de corps et d’esprit avec ceux qui nous entourent. Les distractions disparaissent et l’on profite de la nature si généreuse! On partage avec ceux qui nous sont chers les spectacles quotidiens que ce soit le coucher du soleil, les nuages qui se transforment en fonction de la météo, l’eau qui s’agite ou qui se calme totalement ou les oiseaux qui semblent nous faire une danse.

D’autres liens se créent également avec ceux qui croisent notre vie riveraine, car on a enfin le temps de s’intéresser réellement à autrui. Pour une fois, rien ne presse. L’horaire est vide. Seuls les discussions et les jeux remplissent les minutes qui s’écoulent lentement au gré du vent et du soleil. Nos yeux et notre cœur s’ouvrent pleinement. On découvre alors le merveilleux qui réside tout autour de nous, tout comme dans chaque humain qui partage notre bout de planète.

Pour notre santé physique et pour retrouver un meilleur sommeil

Les vacances au bord de l’eau contribuent à régénérer nos poumons. L’air y est plus pur et une meilleure oxygénation se produit. Il en résulte un plus haut niveau d’énergie.

De plus, marcher les pieds dans l’eau stimule la circulation sanguine et lymphatique et diminue les troubles circulatoires.

Bien sûr, la présence du soleil contribue aussi à notre santé physique. Quelques minutes suffisent pour que la peau sous le rayonnement solaire synthétise la vitamine D. Évidemment, il s’avère important de se protéger des chauds rayons, mais la présence de cet astre céleste augmente indéniablement notre énergie et permet de soulager quelques douleurs.

Enfin, l’air pur du bord de l’eau et les activités qui y sont associées créent les conditions gagnantes pour tomber facilement dans les bras de morphée lorsque le soleil cesse de nous éclairer. Une étude effectuée par la Dre Eleanor Ratcliffe de l’Université de Surrey au Royaume-Uni a d’ailleurs démontré que les gens qui marchaient sur le bord de l’eau avaient un meilleur sommeil. Il semble que la rupture avec le quotidien et la nostalgie des souvenirs d’enfance qui surgissent lors des promenades au bord de l’eau favorise la détente et le bonheur, et par le fait même, engendre un meilleur sommeil.

Bref, l’appel de l’eau pour plusieurs est inévitablement plus fort que tout, car, en effet, ses bienfaits sont nombreux et peut-être même essentiels à notre équilibre physique et psychologique. Il faut donc tenter, lorsque les vacances se terminent, de rapporter quelques parcelles de ce que l’on va puiser sur le bord de l’eau et les transposer dans notre quotidien.

Sources : La Presse, Santé Magazine, Psychologies, Futura Santé