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Procrastination, les bons côtés... et les moins bons!

Procrastination, les bons et les moins bons côtés

Procrastination. C’est plutôt amusant ou inquiétant de constater qu’il s’agit de l’un des mots les plus recherchés sur Google en 2018. En effet, on procrastine tous un peu, beaucoup, énormément. Il existe de bons côtés, comme de moins bons à cet état et il faut surtout tenter de trouver l’équilibre.

Pourquoi remet-on à plus tard?

Différentes études se sont penchées sur le sujet. Chez les procrastinateurs chroniques, la génétique et l’hérédité joueraient un rôle important. L’impulsivité y est aussi associée. La recherche du plaisir dans l’immédiat prévaut alors sur tout le reste. Selon les auteurs de l’étude, les personnes qui ont tendance à tout remettre à plus tard peinent à se projeter dans l’avenir et à comprendre les conséquences de leur action, voire de leur inaction. 

Des chercheurs de l’université allemande de la Rhur, de leur côté, se sont attardés au cerveau de centaines d’individus. Ils ont découvert que la grosseur de l’amygdale, une partie du cerveau associée aux émotions et à la peur, est plus significative chez les procrastinateurs. Cette zone du cerveau joue un rôle important dans la prise de décision en analysant les impacts positifs et négatifs. Une hypothèse propose l’idée que si le volume de l’amygdale de certaines personnes s’avère plus considérable, c’est probablement, car elles ont appris des situations du passé et qu’elles prennent plus de temps à évaluer leurs futures actions et leurs conséquences possibles. La connexion entre l’amygdale et le cortex cingulaire antérieur dorsale serait également plus faible chez ces individus, ce qui nuit à la prise de décision. Ils demeurent donc dans l’inaction.

Mais au-delà de nos gènes et de notre cerveau, on a tous tendance à reporter certaines choses à plus tard… Et dans notre société ultra structurée qui prône la performance, ce n’est peut-être pas si négatif en soi.

Les avantages

Procrastinateurs chroniques ou non, la majorité d’entre nous procrastinons à un moment ou à un autre. Est-ce si grave? Évidemment, cela ne doit pas venir nuire à notre travail ni à notre bien-être ou à celui de notre famille, mais peut-être est-ce nécessaire pour notre santé mentale?

Procrastiner peut faire un grand bien. On plonge dans l’instant présent et on laisse tomber les tâches qui nous déplaisent. On s’oriente vers le positif et on se fait plaisir.

Des experts dénotent même que la procrastination s’avère bénéfique dans de nombreux cas. En effet, le niveau de stress diminue lorsqu’on s’adonne des activités que l’on aime. Notre productivité augmente par la suite. La créativité se développerait également durant ces moments où l’on procrastine. On peut donc se déculpabiliser! La procrastination n’a pas que du mauvais. Lorsqu’on laisse tomber la rigidité, un autre monde surgit. Il faut toutefois être capable de revenir ensuite sur les tâches essentielles.

Les inconvénients

Évidemment, tous ses avantages peuvent se transformer en désavantage si on abuse de la situation. En effet, on ne peut pas tout remettre à plus tard. Lorsqu’on laisse s’accumuler les tâches désagréables, la montagne devient insurmontable. Alors que se faire plaisir diminue le stress, le fait de toujours repousser certaines tâches, l’augmente de manière considérable.

Il faut donc dans la mesure du possible trouver un équilibre. De manière générale, il survient naturellement. On apprend de nos erreurs et on sélectionne ce qui peut être repoussé et ce qui doit être fait dans l’immédiat. Mais pour les procrastinateurs chroniques, cet équilibre s’avère difficile à atteindre. Les enjeux se situent autant au niveau de la réussite scolaire, de la capacité à conserver un emploi et même de la santé physique. 

Comment en guérir?

Sans aucun doute, on peut tous briser le cercle vicieux de la procrastination. L’univers sans fin d’internet regorge de conseils… mais vous devez surtout y aller avec logique en fonction de votre réalité et vous concentrer sur ce qui doit être fait en fonction d’un ordre de priorité. Vous devriez donc en premier lieu fermer votre écran d’ordinateur!

Si vous poursuivez votre lecture malgré tout, voici quelques petits trucs : faites des listes de choses à faire et trouvez la période de la journée où vous êtes le plus productif pour les réaliser. Autant que possible, essayez de ne pas sous-estimer le temps prévu à une tâche. Vous pouvez les diviser en plus petites pour que vous obteniez rapidement la satisfaction d’en avoir accomplies quelques-unes. Fixez-vous de courtes périodes de travail, en vous offrant une récompense par la suite. Un rituel avant de débuter peut aussi être profitable pour plusieurs. Offrez-vous un 15 minutes pour vous, vraiment, et ensuite votre cerveau sera disposé à un travail plus ardu ou que vous aimez moins.

Identifier les sources de pertes de temps constitue un autre élément crucial. Trouvez des moyens pour les éviter. Si vous remettez certaines tâches en vous offrant un moment de plaisir, ce n’est pas catastrophique et même positif, mais si vous perdez la notion du temps sur les réseaux sociaux, entre autres, essayez de vous fixer des règles pour les consulter au minimum. Si vous n’y arrivez pas, questionnez-vous sur votre réalité. L’évitement constant cache parfois un autre problème. Êtes-vous mûr pour une réflexion plus profonde?

Bref, la procrastination n’a rien de dramatique. Toutefois, on ne peut pas toujours tout remettre à plus tard. Un jour ou l’autre, on doit se relever les manches et faire ce qui doit être fait! Et après, on se sent bien mieux!


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