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Vous remettez toujours tout à demain? On sait pourquoi!

Procrastination

La procrastination, ça vous connaît? Si vous remettez toujours au lendemain ce qui pourrait être fait aujourd'hui, c’est peut-être à cause de votre génétique...

Bien sûr, il arrive à tout le monde de repousser une tâche, mais environ 20% des gens seraient des procrastinateurs chroniques, ce qui leur nuirait consédirablement, que ce soit dans le cadre du travail, de leurs études ou dans la vie de tous les jours.

La faute de nos gènes?

Selon une récente étude, la procrastination, au même titre que l'impulsivité, seraient inscrits dans nos gènes. Pour le savoir, cette recherche, menée par l’université de Boulder au Colorado et publiée dans la revue Psychological Science, s'est penchée sur 181 paires de vrais jumeaux (possédant un patrimoine génétique identique) et 166 de faux jumeaux (possédant des patrimoines génétiques différents). 

Les participants devaient évaluer leurs tendances à l'impulsivité, à la procrastination, ainsi que leurs capacités à se fixer des objectifs et à les atteindre. 

Résultat, l’étude a pu confirmer qu'impulsivité et procrastination font la paire, et surtout, que ces traits sont génétiques et héréditaires. 

Le besoin de récompense immédiate

Les psychologues Fuschia Sirois de l'Université Bishop (Sherbrooke) et Timothy Pychyl de l'Université Carleton (Ottawa) avaient déjà souligné le lien entre procrastination et impulsivité, ou plus particulièrement, à une pulsion vers des récompenses rapides.

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D’après les psychologues, le procrastinateur chronique aurait de la difficulté à pallier différentes émotions et à se projeter dans un avenir plus lointain, ou du moins, à mettre de côté son moi présent, qui cherche à réguler son humeur rapidement, au détriment des possibilités... ou des problématiques futures.

Comme les chercheurs le rappellent, l'impulsivité était autrefois utile à nos ancêtres, dont l'avenir était bien incertain, mais aujourd'hui, elle entraîne des difficultés dans la réalisation de certaines tâches, dont les récompenses sont moins tangibles ou plus étalées sur le long terme.

La bonne nouvelle, comme le souligne le psychologue Tim Pychyl, lui même «ex-procrastinateur», c'est qu'avec un peu de bonne volonté, il est possible d'en venir à bout.

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