Chaque année, on voit passer des campagnes pour sensibiliser le public à la stigmatisation qui peut être reliée aux troubles mentaux. Certains pourraient croire qu’il n’est plus nécessaire de le faire en 2018, et pourtant, l’histoire qui suit nous démontre tout le contraire! Cette fois-ci, c’est une docteure qui fait jaser, pour avoir banaliser les symptômes d’anxiété de son patient américain.

Samuel Bardwell et son père se sont rendus à l’urgence car le jeune homme a vécu une crise d’anxiété. Il n’avait pas sa médication anti-anxiété lorsque les symptômes se sont faits ressentir pendant qu’il jouait à un match de basketball. Il s’est mis à vomir jusqu’à en perdre conscience.

Le manque d'empathie de certains docteurs

La docteure qui l’a vu lorsqu’il était sur une civière n’a pas été très chaleureuse… Elle a tenté de lui faire comprendre que contrairement aux autres patients qui nécessitaient ses soins, il n’était pas en danger de mort. Plutôt que d’être rassurante, son attitude consistait à culpabiliser le jeune homme. Et comme si ce n’était pas assez, lorsqu’il demandait s’il pouvait avoir une médication comme la dernière fois pour la soulager, la femme médecin l’a questionné à savoir s’il voulait simplement avoir des narcotiques. Le fait que ce jeune homme soit afro-américain et qu’elle suppose qu’il faisait un subterfuge pour obtenir des drogues a enflammé l’internet grâce à la vidéo qui a immortalisé ce moment et qui a été partagée sur les réseaux sociaux. 

Des symptômes bien réels pour la personne

Les symptômes d’une crise d’anxiété peuvent ressembler à une crise cardiaque et une impression de mort imminente. Si vous en avez déjà vécu une, vous savez de quoi je parle! Sinon, ceci est un bon moment pour s’éduquer! Bien qu’elles ne causent pas la mort, les crises d’anxiété peuvent être extrêmement terrifiantes à vivre. Il est donc crucial que les gens qui entourent la personne qui souffre l’accueillent sans banaliser sa condition, tout en étant rassurants.

Dans un cas comme celui-ci, si le personnel médical fait preuve de préjugés et de hargne envers une personne atteinte d’un problème de maladie mentale, il est bien évident que son aide se transformera en amplificateur du malaise. Bien sûr, le personnel hospitalier doit être vigilent contre les abus. Mais dans ce cas-ci, il semblerait que c’était très mal avisé et l’attitude de la professionnelle n’était pas à la hauteur de son rôle.

Il est important que tout le monde soit plus sensibilisé au sujet de la santé mentale, et surtout, que tous démontrent au moins un minimum d’empathie!

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