La surveillance numérique n’a pas que des désavantages. Au contraire, elle pourrait même sauver des vies grâce à un algorithme qui permet de déceler les pensées suicidaires !

En utilisant les capteurs des téléphones intelligents, des scientifiques de l’Université Harvard ont réussi à analyser les idées suicidaires de plus de 80 utilisateurs susceptibles d’avoir des idées noires ou étant récemment passé à l’acte.

Un téléphone qui « lit dans les pensées »

Pour parvenir à un tel résultat, les experts ont doté les participants d’un téléphone intelligent qui captait quatre fois par jour l’évolution de leurs pensées via les applications GPS, les journaux d’appels et les applications analysant le sommeil, les mouvements ainsi que la fréquence cardiaque.

Grâce aux données récoltées par l’algorithme, ils ont pu savoir si leur détresse psychologique était légère, modérée, sévère, constante ou variable. « Ces données sont précieuses, car elles évaluent les comportements réels des participants sans alourdir leur fardeau », indique le Dr Evan M. Kleiman dans le compte rendu de l’étude publiée sur le site web du laboratoire de Harvard.

Il s’agit d’une réelle percée puisqu’on peut désormais suivre les états d’âme de personnes à risque en temps réel, d’heure en heure. Les scientifiques deviennent donc capables de détecter les idées suicidaires épisodiques, ces idées noires qui se forment rapidement et sont de courte durée.

Des avancées à venir

Pour peaufiner sa découverte, le Dr Kleiman participera bientôt à une nouvelle étude de l’Université Harvard, qui sollicitera la participation de 300 adultes et 300 adolescents avec des antécédents suicidaires.

La surveillance digitale n’est donc pas prête d’arrêter de faire les manchettes… mais, cette fois-ci, ce sera pour la bonne cause !

 


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