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Les bébés «laids», plus négligés que les autres?

Bébé pleurant

Comment réagit-on face à un bébé qui n’est pas bien beau? Vous vous dites sans doute: impossible, tous les bébés sont mignons! Tant mieux, mais il semblerait que notre cerveau, lui, juge malgré tout l'apparence d'un nourrisson.

Différentes études ont en effet observé que les bébés moins beaux - tache de naissance, oreilles décollées, traits irréguliers, etc. - susciteraient des comportements différents de la part des adultes et même des parents.

Quelles sont ces différences exactement?

Des chercheurs de l’Université Oxford ont constaté d’une part que les adultes regarderaient plus longuement les enfants mignons… mais pas seulement.

Des scans du cerveau ont démontré que lorsqu’un adulte regarde un enfant moins «beau» son activité cérébrale est moins intense, suggérant une attention réduite envers l’enfant, et ce, qu'il soit lié ou non à l'enfant. D’autre part, comme l’expliquent les chercheurs, les traits associés à un enfant mignon - de grands yeux, des joues dodues, une peau douce et immaculée, mais aussi son petit rire - interpelleraient davantage nos sens, nous incitant, somme toute, à prendre soin d’eux.  

Cependant, comme l’explique le sociologue Jean-François Amadieu dans un article sur psychologies.com, « une mère jouera beaucoup avec son nourrisson s’il est beau, tandis qu’elle focalisera sur les apprentissages s’il est disgracieux. Et parce qu’elle sait qu’il risque de se heurter, plus tard, aux regards des autres, elle s’en occupera plus. Il est d’ailleurs prouvé que ces enfants réussiront mieux à l’école que la moyenne. On peut ici parler d’un effet de compensation à la laideur. »

Et rassurez-vous, si un bébé mignon peut être privilégié par rapport à un moins joli, on se souvient qu'on ne reste pas tout petit très longtemps. Qui plus est, si une différence peut être perçue négativement ou servir de prétexte à la raillerie et l'exclusion, elle peut devenir avec le temps, ou aux yeux de certains, un atout majeur…

Découvrez maintenant comment les pleurs de bébé modifient le cerveau des parents.

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