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Un test de salive pour le cancer du sein?

soutien-gorge rose sur une corde à linge avec le ruban du cancer du sein

Wow, une belle avancée dans le monde de la science! Dans quelques années, il pourrait être possible de détecter un cancer du sein simplement avec un petit échantillon de salive d’une femme. En se basant sur les antécédents familiaux, les facteurs hormonaux et les habitudes de vie d’une patiente en question, ce test pourrait éviter bien des soucis de santé, à l’avance, plutôt que de cibler le dépistage uniquement chez les femmes âgées de 50 à 69 ans.

 

En 2017, 26 300 femmes canadiennes ont reçu un diagnostic de cancer du sein. La même année, en moyenne 72 Canadiennes par jour ont été mises au courant par leur médecin qu’elles avaient un cancer du sein. Statistique encore plus frappante : 5000 femmes sont décédées des suites de ce type de cancer (toujours en 2017), pour une moyenne quotidienne de 14 décès.

 

Au Canada, et au Québec aussi par le fait même, le dépistage pour le cancer du sein se fait normalement par une mammographie et s’adresse à une clientèle précise : les femmes âgées de 50 à 69 ans. Mais, et s’il était possible de savoir plus tôt si une femme a des risques d’être atteinte d’un cancer du sein, au cours de sa vie?

 

Un test rapide et efficace

Fait très intéressant : ce sont des chercheurs bien de chez nous, de l’Université Laval et du Centre de recherche du CHU de Québec, qui travaillent à mettre au point ce modèle de prédiction! Grâce à des études menées au niveau international dont les données ont été mises en commun par des professionnels de la santé, des échantillons d’ADN de 94 000 femmes ayant eu un cancer du sein contre un groupe témoin de 75 000 femmes (n’ayant pas souffert de ce type de cancer) ont ainsi pu être récoltés. Une analyse génomique a ensuite été menée. Une « prédiction » pourrait donc être établie en combinant le profil génétique obtenu par le test de salive en question à un modèle fixe et personnalisé qui tiendrait compte des antécédents familiaux, des facteurs hormonaux et des habitudes de vie de chaque femme.

 

À noter que ce test pourrait en venir à détecter 313 variations génétiques.

 

Une seule fois

Vraiment simple, ce test révolutionnaire demande aux femmes de fournir un échantillon de salive, une seule fois durant leur vie! Peu dispendieux, son coût devrait avoisiner celui d’une mammographie, donc environ de 100$ à 150$. Les femmes ayant reçu un résultat qui indique un risque plus élevé de développer un cancer du sein au cours des prochaines années (disons évalué à 25% et plus) pourraient ainsi débuter les mammographies et autres examens de dépistage plus tôt, vers l’âge de 40 ans par exemple, et non pas seulement à partir de 50 ans, comme c’est le cas actuellement au Québec.

 

C’est ce printemps que ce nouveau modèle de prédiction sera testé au Québec, auprès de 10 000 femmes!

 

Puisqu’on estime qu’environ 1 Canadienne sur 8 sera atteinte d’un cancer du sein au cours de sa vie et que 1 sur 31 en décèdera, pourquoi attendre encore avant d’agir?!

 

(sources : cancer.ca, ici.radio-canada.ca, ledevoir.com et jaipiscineavecsimone.com)


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