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Wow : une première naissance liée à une greffe d’utérus!

femme enceinte qui se touche le ventre dans la chambre de bébé

Être maman et porter son propre enfant est un souhait que bien des femmes partagent. Malheureusement, la nature en décide parfois autrement... Parmi le lot des mauvaises nouvelles liées à l’actualité qui affluent toujours, celle-ci se démarque et fait vraiment du bien : un premier enfant a vu le jour à la suite d’une greffe d’utérus. Un vrai rayon d’espoir pour les femmes et les hommes aux prises avec des problèmes d’infertilité!

 

Il y avait, au Brésil, une jeune femme de 32 ans désireuse d’enfanter, mais qui n’avait pas d’utérus. En effet, cette femme est née ainsi, souffrant du syndrome de Mayer-Rokitansky-Küster-Hauser. Un bien long nom qui signifie une absence congénitale totale ou partielle de vagin et d’utérus, mais avec des trompes de Fallope et des ovaires normaux. Dans la majorité des cas, en ce qui a trait à un utérus absent, c’est à l’adolescence que le diagnostic est établi, les menstruations n’apparaissant pas. Eh bien, il y a environ un an, précisément en septembre 2017, cette femme a pu donner naissance à une petite fille en parfaite santé!

 

Un véritable don du ciel

C’est grâce aux dons d’organes d’une femme de 45 ans décédée (d’un AVC) que ce petit miracle de la vie a eu lieu. Une greffe d’utérus est une intervention extrêmement délicate : il faut d’abord retirer l’utérus et tous ses petits vaisseaux sanguins, avant d’enclencher le processus de procréation assistée chez la receveuse éventuelle. Le tout est suivi d’un traitement immunosuppresseur (pour éviter le rejet du greffon). Dans le cas présent, l’opération a duré 10 h 30. La patiente a ensuite dû attendre cinq mois avant de voir apparaître ses premières règles. Puis, deux mois plus tard, sa grossesse a été confirmée, à la suite d’une fécondation in vitro. Les médecins de la patiente ont choisi de planifier une césarienne à 36 semaines de sa grossesse. Ainsi, ils pouvaient en même temps retirer l’utérus greffé, afin d’éviter tout risque inattendu.

 

Des répercussions jusqu’ici, à Montréal!

À l’évidence, un tel succès dans le monde de la médecine fait chaud au cœur et plusieurs pays se disent ainsi prêts à emboîter le pas au Brésil. La Belgique vient d’ailleurs tout juste d’annoncer qu’une femme a reçu le même type de greffe. Elle est présentement en période d’attente d’un an, avant de passer par un processus de fécondation in vitro.

 

Ici, à Montréal, le CHUM vise bientôt relever le défi! Les équipes qui travaillent à ce projet en sont encore au stade de réflexion, mais on a espoir que ça avance dans la bonne direction.

 

Un seul mot décrit notre sentiment à la suite de cet exploit médical : wow!


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