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1700 échantillons de blé canadien passés au crible, aucune trace d'OGM détectée

Les résultats d'analyses menées par la Commission canadienne des grains ont permis d'établir qu'aucun blé génétiquement modifié n'était cultivé dans les fermes canadiennes ni n'avait été expédié depuis le Canada au cours des trois dernières années.

Un texte de Barbara Gorrand

Ce constat est le résultat de vérifications intensives, menées par l’organisme fédéral installé à Winnipeg dès la découverte de plants de blé transgénique, en Alberta, la semaine passée.

« La Commission canadienne des grains (CCG) est responsable de la réglementation du système de manutention commerciale des grains à travers tout le Canada, et à ce titre nous sommes les garants du système d’assurance qualité de ces productions », explique Rémi Gosselin, chef des communications de l’organisme.

L’annonce de la découverte de plants de blé résistants aux herbicides a donc été accueillie avec stupéfaction au Manitoba, où les analystes de la Commission ont mis leurs données à disposition de l’Agence canadienne d'inspection des aliments pour les besoins de son enquête.

« Nous avons fourni à l’Agence cinq échantillons de blé composite, formés à partir des 1700 échantillons individuels que les producteurs nous ont fait parvenir à l’issue de la récolte 2017, poursuit Rémi Gosselin. L’analyse de ces spécimens, qui dressent un profil de la qualité du blé canadien d’une année sur l’autre, n’a révélé aucune trace d’organisme transgénique. »

1500 navires passés à la loupe

« Nous sommes également remontés dans les trois années d’archives de notre programme de surveillance et d’identification des variétés, que nous déployons dans toutes les installations portuaires canadiennes en prélevant des échantillons dans les navires d’expédition, ajoute encore M. Gosselin. À nouveau, l’analyse des 1500 expéditions prélevées s’est avérée nulle. »

Selon lui, les conclusions de la CCG amènent à penser que les plantes retrouvées en Alberta constituent un « évènement isolé ».

« Nous travaillons d’arrache-pied pour offrir cette garantie aux consommateurs canadiens et aux marchés internationaux, qui ont clairement signalé qu’ils ne voulaient pas de blé transgénique, affirme Rémi Gosselin. C’est une mission importante puisque protéger ces marchés, c’est assurer aux producteurs canadiens leur position comme fournisseur hors pair de blé au niveau mondial. »

Selon lui, il faut laisser aux autorités japonaises et sud-coréennes, qui ont annoncé la suspension de leurs importations de blé canadien, le temps de mener leurs propres enquêtes.

« Mais nous sommes sûrs que nous pourrons annoncer la réouverture des marchés dans un futur proche. »