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20 ans d’Ubisoft au Québec : Pour le meilleur et pour le pire

Cet été, Ubisoft célèbre les 20 ans de son arrivée dans le quartier Mile-End, à Montréal. À l'époque, il s'agit du premier studio en Amérique pour cette société française de création de jeux vidéo. Le géant mondial reçoit néanmoins un accueil très mitigé dans la métropole québécoise.

Au Téléjournal du 17 avril 1997, c’est la présentatrice Michèle Viroly qui en fait l’annonce : l’entreprise Ubi Soft s’installe à Montréal, encouragée par une aide financière gouvernementale. Là se situe toute la controverse. Les petites entreprises québécoises dans l’industrie multimédia, qui n’ont pas reçu cette aide, craignent d’être défavorisées.

Dans son reportage, Line Pagé détaille les subventions : Plus de 40 millions de dollars répartis en crédits fiscaux de la part de Québec et en crédits pour la jeunesse d’Ottawa. En échange, Ubisoft promet la création de 550 emplois en 5 ans, dont 150 la première année. Les crédits d’impôt de Québec ne sont pas rétroactifs, mais ils s’appliqueront à tout nouvel emploi dans ce domaine. Ce n’est pas suffisant pour rassurer les petits entrepreneurs interviewés, parmi lesquels vous reconnaîtrez un jeune Alexandre Taillefer, alors président d’Intellia.

Quatre mois après l’ouverture du studio Ubisoft, le journaliste Bernard Drainville fait le point. Dans son reportage, diffusé au Montréal ce soir du 17 novembre 1997, il dresse un bilan positif de l’aventure. Charmée par la qualité de la main d’œuvre québécoise, Ubisoft entend en embaucher deux fois plus que prévu. L’éditeur français de jeux vidéo donne une note de 95 % à son personnel montréalais, dont il apprécie la mentalité nord-américaine. À travers la visite du journaliste, on aperçoit des images du premier titre produit par Ubisoft Montréal : Speed Busters, un jeu vidéo de course automobile.

20 ans plus tard, Ubisoft est bien implantée au Québec. À son studio de Montréal, qui compte 3000 employés, s’ajoute celui à Québec, fondé en 2005, avec ses 450 employés. Si l’aide financière gouvernementale continue de soulever des critiques, cette initiative aura permis à Montréal de devenir une plaque tournante dans l’industrie. En 2017, Montréal se classe désormais au troisième rang mondial dans la création de jeux vidéo.

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