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25 millions $ pour l’emploi chez les jeunes du Nouveau-Brunswick

Le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Brian Gallant, a annoncé lundi que son gouvernement dépensera 25 millions de dollars dans son prochain budget sur des initiatives qui encourageront l'emploi chez les jeunes.

L'investissement se fera dans différents programmes. Il y aura notamment la création de postes supplémentaires dans le cadre du Fonds d’emploi pour les jeunes.

Une partie des fonds ira aussi à l’élargissement des possibilités d’emploi d’été pour les étudiants en créant des postes supplémentaires dans le cadre du programme de Stage d’emploi étudiant pour demain (SEED).

Il y aura aussi la création d’un programme de stage rémunéré au sein du gouvernement provincial qui aura pour objectif d'embaucher des Néo-Brunswickois fraîchement diplômés afin de favoriser la rétention de la main-d'oeuvre.

Finalement, une part de l'investissement sera consacré à la mise en place de mesures pour réduire l'endettement des étudiants de niveau postsecondaire et la création d’une campagne de sensibilisation et d’éducation pour aider les élèves du secondaire et les jeunes à mieux comprendre les emplois qui sont et seront disponibles sur le marché du travail.

Un taux de chômage qui demeure élevé

Les provinces de l'Atlantique recensent les plus hauts taux de chômage au pays.

Bien que le taux de chômage a chuté à 7,8 % en décembre au Nouveau-Brunswick, la baisse est surtout attribuable au fait qu’il y a moins de gens à la recherche d’un emploi, dans la province.

Le gouvernement Gallant a reconnu dans le passé qu’un grand nombre de jeunes quittaient la province pour trouver du travail.

L'exode des jeunes

Le chercheur Dominique Pépin-Filion de l'Institut canadien de recherche sur les minorités linguistiques, à l'Université de Moncton, s'est intéressé à la question. Il constate que l'exode des jeunes diminue depuis quelques années, mais demeure quand même très important dans le nord et l'est de la province, ce qui risque de créer des pénuries de travailleurs.

« Oui ça va venir avec le vieillissement de la population, car c'est une diminution de la population active et on le voit déjà dans certains secteurs, dans certaines régions même dans le Nord, il y a une pénurie de main-d'oeuvre et il y a des entreprises qui ne peuvent pas mettre de l'avant des projets d’expansion à cause de ça. »

Il estime qu'il faudra non seulement retenir les jeunes dans la province pour répondre aux besoins de main-d'oeuvre, mais favoriser aussi l'immigration.

Le budget provincial 2018-2019 sera présenté le 30 janvier.