Les chercheurs et les entreprises qui s'intéressent aux technologies marines auront accès à une aide financière importante du gouvernement.

Un texte de Louis Lessard

À Rimouski, les chercheurs du Centre de recherche sur les technologies marines (CRBM) pourront compter sur une contribution 1,5 million de dollars pour la poursuite de leurs activités. Un montant qui correspond à 10 % du budget total de l'organisme.

Le centre, qui compte 33 employés, souhaite développer davantage l'industrie de l'aquaculture et de la transformation de la biomasse aquatique québécoise.

Le président du CRBM, Georges Levesque, a plusieurs projets en tête.

L’annonce a été faite mardi matin par le ministre délégué aux Affaires maritimes, Jean D'Amour. Le ministre affirme que cet appui financier est un gage de confiance envers l'institution rimouskoise : « Pour avoir parcouru quelques sociétés dans le monde au cours des dernières années, lorsque le centre de recherche se pointe quelque part, c'est la crédibilité du Québec dont on parle et l'accueil est chaleureux ».

Renouvellement d'une entente

Le gouvernement annonce par le fait même le renouvellement de l'entente entre le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ) et le CRBM pour 5 ans au lieu de 3 ans. Ce partenariat soutient les activités courantes du CRBM.

Une décision accueillie à bras ouverts par le directeur du Centre de recherche sur les biotechnologies marines, Guy Viel.

2,5 millions pour les biotechnologies bleues

Le ministre a profité de son passage devant 80 personnes réunies dans le cadre du Forum pour l'Essor de la filière québécoise des biotechnologies marines pour annoncer une première contribution financière de 2,5 millions de dollars issue du fonds bleu, présentée en juin 2015 dans le cadre de la stratégie maritime.

Les fonds seront octroyés pour financer des initiatives qui s'inscrivent dans les objectifs de la stratégie maritime.Même si l'annonce touche l'ensemble du Québec, l'Est de la province pourrait tirer son épingle du jeu, selon le ministre D'Amour.

« L'industrie existe déjà, pensons au CRBM et à Mérivov, aux transformateurs et aux pêcheurs. Il y a un [bassin] d'industries qu'on a besoin d'amener plus loin ».

Le ministre précise que ces fonds ne permettront pas nécessairement de créer de nouveaux emplois, mais plutôt de consolider une industrie bien installée en Gaspésie et au Bas-Saint-Laurent.

Les fonds seront remis, au mérite, en fonction des projets qui seront soumis. Une nouvelle enveloppe de 2,5 millions sera disponible pour l'industrie des pêches et des biotechnologies marines l'an prochain.

Plus d'articles