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Abandon d’Énergie Est : Rachel Notley mise sur TransMountain

La première ministre de l'Alberta Rachel Notley est déçue de l'abandon d'Énergie Est mais met tous ses espoirs dans le projet TransMountain.

Selon la dirigeante de la province, le Canada aurait profité du projet par l’entremise de la création d’emplois, d’investissement et d’expertise dans le transport de pétrole.

Elle ajoute que l’Office national de l’énergie (ONE) doit clarifier ses exigences quant aux projets énergétiques au pays.

La taxe carbone blâmée

Le candidat à la tête du Parti conservateur uni de l’Alberta Brian Jean n’a pas mâché ses mots, sur son compte Twitter, à l’égard de l’abandon du projet de TransCanada.

« C’est un moment honteux dans l’histoire canadienne, une attaque envers l’Alberta et un échec total du NPD. »

Le chef par intérim du Parti conservateur uni de l’Alberta Nathan Cooper questionne la volonté de la première ministre Rachel Notley ainsi que celle du premier ministre Justin Trudeau d’encourager les projets de pipeline au pays.

Prasad Panda, le critique en matière de diversité économique du parti ajoute qu’il est temps d’éliminer la taxe carbone qui selon lui repousse les investisseurs et fait mal au portefeuille des Albertains.

« Cela [l’abandon d’Énergie Est] doit être un réveil pour le NPD. Les Albertains ne peuvent se permettre une taxe carbone. »

L’Association canadienne de pipelines d’énergie, par communiqué, a exprimé ses regrets devant la fin du projet de pipeline Énergie Est : « Le Canada rate une conjoncture économique importante si les gouvernements ne voient pas la valeur des projets de pipeline comme Énergie Est. »

Une décision commerciale

Le ministre fédéral des Ressources naturelles, Jim Carr, a tenu à rappeler qu'Ottawa considère le secteur de l’énergie comme une bonne source de créations d’emplois au pays et d’innovation tout en laissant une planète propre pour les générations à venir.

Il ajoute que le processus d’évaluation du projet Énergie Est est le même que celui de l’expansion du pipeline Trans Mountain et de la Ligne 3 qui ont tous deux été approuvés.

Des environnementalistes satisfaits

Les groupes environnementaux Sierra Club Canada et 350 célèbrent l’abandon du projet Énergie Est.

Gretchen Fitzgerald, directrice nationale des programmes à Sierra Club, croit que sans l’opposition de la population le projet serait allé de l’avant.

« Ce projet était tellement fautif et dangereux, c’est dur à croire que [ce projet] a été sérieusement considéré. »

Selon la directrice, les émissions de gaz à effet de serre associés aux nouveaux pipelines sont contradictoires avec les objectifs climatiques du pays.

Le pipeline Énergie Est aurait permis le transport de 1,1 million de barils de pétrole des sables bitumineux de l’Alberta jusqu’à Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick, grâce à un pipeline de 4600 kilomètres.

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