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Abitibi-Témiscamingue et Nord-du-Québec : les investissements miniers de 2015 à la baisse

L'Association d'exploration minière du Québec explique toutefois que ces derniers tendent à se stabiliser. Sa directrice générale, Valérie Fillion, constate d'ailleurs une amélioration du climat d'investissement dans le secteur.

C'est sûr que tout le monde reste prudent parce qu’il y en a beaucoup qui ont vécu plusieurs cycles, mais ils sont toujours à l'affut de nouvelles méthodes. Ils développent des équipements qui améliorent les pratiques sur le terrain, ils diversifient leurs marchés aussi en allant travailler dans d'autres pays, tout ça fait qu'on voit plus positivement l'avenir qu'il y a trois ans

Valérie Fillion

L'Association minière du Québec (AMQ) s’estime pour sa part préoccupée par la baisse constante des investissements miniers. La présidente-directrice générale, Josée Méthot, croit qu’il est primordial d'établir les conditions pour attirer les investissements miniers au Québec.« Ce qu'on a besoin, pour stimuler le développement minier, c'est de mettre des conditions facilitantes et rétablir l'attractivité du Québec auprès des investisseurs, croit-elle. On a souvent parlé de lourdeurs administratives, de lourdeurs réglementaires, il y a des actions qui ont été prises dans ce sens par le gouvernement pour réduire la lourdeur administrative dans le processus d'autorisation, sauf que, évidemment, en ce moment, les actions concrètes pour en voir les fruits ne sont pas au rendez-vous ».Au Québec, les investissements miniers continuent de diminuer pour atteindre 2,5 milliards de dollars en 2015. « C'est une baisse de 16,2% par rapport à 2014 », précise l'analyste principal de l’ISQ , Louis Madore, qui parle aussi d'une possible baisse pour 2016.