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Achats en ligne : pourquoi les PME du Québec tardent à prendre le virage numérique ?

Seulement 16 % des détaillants québécois font des affaires en ligne, selon le Centre facilitant la recherche et l'innovation dans les organisations (CEFRIO). Cette statistique illustre clairement que plusieurs PME du Québec tardent à prendre le virage numérique qui pourrait être névralgique pour leur avenir.

Un texte de Gérald Fillion

Les consommateurs sont aussi en retard : toujours selon le CEFRIO, 49 % des Québécois faisaient des achats en ligne en 2014, contre 54 % ailleurs au Canada et 63 % aux États-Unis. Encore là, il y a du rattrapage à faire.

Le monde change rapidement. Et les Québécois ont tout intérêt à saisir rapidement les occasions. Parce qu'autrement, ce sont les Américains qui prennent et qui occupent la place. C'est vrai dans le monde de la culture et des télécommunications, qu'on pense à Google ou Netflix. C'est vrai aussi dans les achats en ligne avec eBay, iTunes et Amazon, le grand géant qui a imposé le modèle.

Pour éviter une érosion de la culture, une perte significative de clientèle et une baisse des revenus de taxation pour l'État, le Québec a tout intérêt à prendre le virage numérique de façon bien plus agressive. On achète beaucoup de produits électroniques en ligne, mais aussi des livres, de la musique, des articles de sport et des jouets.

C'est de ça qu'on va parler lundi soir dans le cadre d'une émission spéciale de RDI économie entre 18 h et 19 h (HE) sur les ondes d'ICI RDI. On va faire le constat, mais on va surtout proposer des solutions.

Il est possible pour un petit commerçant, un détaillant ou un artisan de se bâtir un site web convenable pour vendre ses produits et entrer dans le marché numérique qui ne cesse de prendre de l'ampleur. Sur notre plateau et dans nos reportages, des entrepreneurs qui ont réussi grâce au web :

  • Ethan Song, cofondateur de Frank and Oak
  • Alexandre Guimond, copropriétaire d'Altitude Sports
  • Emanuelle Duchesne, cofondatrice de Monpanierdachat.com
  • Mohamed Hage, cofondateur de Lufa.com
  • David-Yan Auclair, propriétaire de Rabot-d-bois

Sur les 20 sites les plus populaires au Québec pour des achats en ligne, 6 seulement sont locaux. Les autres sont aux États-Unis (10), ailleurs au Canada (2), en France (1) et en Chine (1). Le géant américain ne sera pas battu. Mais, il est clair que les entreprises québécoises doivent prendre une place plus grande du marché numérique. Il en va de leur survie.

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