Un promoteur immobilier de la région de Moncton propose une nouvelle occasion d'affaires : acheter des pommiers. Un seul acre de verger, soit environ 1750 pommiers, peut représenter jusqu'à 30 000 $ de revenu par année. Un revenu qui peut servir à construire une maison à même le verger.

Le promoteur Réginald Petitpas vend ses vergers 75 000 $ l'acre.

La somme peut paraître substantielle, mais le retour sur investissement pourrait être très attrayant. Avec les revenus générés par la pomiculture, Réginald Petitpas propose à ses clients de construire une maison à même le verger : Ils vont faire de 20 000 $ à 30 000 $ par année [avec un acre]. Donc, s’ils ont quatre ou cinq acres, c’est un très bon revenu. Ça paye leur maison, leurs dépenses et après ça il en reste encore.

Son projet, Irishview Orchards, près de Moncton, attire de plus en plus d'acheteurs.

Nous avons acheté trois acres de verger cette année, dit l'un d'eux, Adam Sweet.

D'autres ont seulement investi pour la terre, comme Francine Cormier qui a acheté cinq acres de vergers cette année.

C’est un revenu garanti. Nous autres on se dit que dans quatre ans on aura remboursés nos terres et après ça c'est tout du profit, estime Mme Cormier.

Un modèle inspiré de l'Italie

Le promoteur s'occupe de toute la pomiculture : de l'entretien des arbres jusqu'à la récolte des pommes.

Il garantit un revenu aux propriétaires des différents lots de pommiers en achetant l'ensemble de leur production chaque année.

C'est le modèle du verger à l'italienne explique Reginal Petitpas, qui a ramené ce modèle de développement immobilier d'un voyage.

En Italie on a été dans un village de 7000 personnes et 6000 d’entres eux vivaient avec des pommiers en arrière de leurs maisons et l'autre 1000 vendaient des tracteurs où de la machinerie pour les vergers, rapporte le promoteur.

Une pomme prisée sur le marché

Le secret réside aussi dans le fruit. Le verger est composé à 80 % de la variété Honey Crisp, une pomme très en demande.

On n'a plus de pommes Honey Crisp dans les magasins depuis un mois, donc on ne suffit même pas le marché du Nouveau-Brunswick, lance fièrement Léopold Bourgeois, pomiculteur et consultant pour le projet.

Plus de 110 000 pommiers ont déjà été plantés et Réginald Petitpas prévoit en planter plus de 200 000 autres d'ici cinq ans.

Il deviendra l'unique client des acheteurs de ces vergers.

La première récolte est prévue pour 2019. Le promoteur prévoit également un entrepôt central pour stocker les fruits et engager une vingtaine d'employés pour l'entretien des vergers.

Avec les informations de Nicolas Steinbach