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Aéroport Pearson : les grévistes disent retarder l'acheminement de bagages

La grève de 700 employés de l'Aéroport international Pearson de Toronto a entraîné d'importants délais dans la manutention des bagages, vendredi soir, selon leur syndicat.

Le vice-président de la section 419 des Teamsters, Harjinder Badial, a rapporté des retards allant d'une vingtaine de minutes jusqu'à trois heures, puisque le personnel d'expérience se trouvait sur les piquets de grève.

M. Badial affirme que la plupart des vols desservis par leur employeur, Swissport, sont arrivés en soirée ou dans la nuit à l'aéroport torontois, qui est le plus achalandé au pays.

Parmi les compagnies aériennes touchées figurent Air Transat, Air France et Sunwing.

Swissport dessert 30 des 74 transporteurs qui passent par l'aéroport Pearson. West Jet et Air Canada ne font pas partie du lot.

L'Autorité aéroportuaire du Grand Toronto (GTAA) juge toutefois que le débrayage, amorcé jeudi soir, a causé très peu de perturbations.

Par communiqué, la GTAA a fait état de « quelques départs précoces et quelques délais avec les vols réguliers ».

Swissport a pour sa part déclaré qu'un plan est en place pour « minimiser les dérangements envers les voyageurs », notamment par l'ajout de « ressources dûment formées ».

« Pour l'instant, nous poursuivons nos activités normalement, et nous surveillerons la situation de près pour nous assurer que cela reste le cas », a maintenu l'entreprise suisse.

D'autres retards à prévoir

M. Badial anticipe des retards plus importants dimanche, alors que toutes les compagnies aériennes faisant affaire avec Swissport ont des atterrissages prévus à Toronto.

« C'est une journée éprouvante pour nos membres quand ils travaillent un dimanche », a-t-il souligné.

« On verra ce qui va se passer avec ces gars-là », a continué M. Badial, en référence aux remplaçants.

M. Badial dit avoir été contacté vendredi par Swissport, qui souhaitait reprendre les négociations sans pour autant être prêt à réviser sa dernière offre.

Les principaux points de litige s'articulent autour des salaires, des avantages sociaux et de l'embauche de 250 employés temporaires en mai dernier.

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