Des chercheurs de l'Université Simon Fraser ont publié une étude qui conclut que l'économie de partage est plutôt une économie de profit et que les entreprises comme Airbnb évitent de payer les impôts.

« On ne devrait pas ignorer les avantages de l’économie de partage, dit Andy Hira, un professeur de sciences politiques à l’université qui est un des auteurs de l’étude. Mais il faut réglementer ces entreprises pour s’assurer qu’elles paient leur juste part des impôts. »

L’étude menée par M. Hira et sa collègue Katherine Reilly démontre que Airbnb fait preuve de compétition déloyale dans l'industrie hôtelière parce que l'entreprise s'arrange pour ne pas payer d'impôts, de frais de permis, le coût de formation du personnel et les frais d’assurance que les hôtels doivent payer.

M. Hira estime qu'il n'y a pas assez de coopération entres les gouvernments et les sociétés comme Airbnb implantées dans leurs juridictions.

Selon M. Hira, les gouvernements municipaux ont des capacités de promotion et d'organisation qui pourraient mener à une croissance dans les services offerts par l'économie de partage et assurer qu'il n'y a pas de compétition déloyale dans l'industrie.

D’après l’étude, les sociétés du secteur de l’économie de partage privent également les municipalités de revenus potentiels en impôts. « S’il y a un revenu municipal réduit, le résultat est qu’on ne peut plus fournir le même niveau de services publics, explique M. Hira. Ensuite, les gens vont dire qu’on n’a pas besoin de ces services parce qu’on a Uber. »

La direction d'Airbnb, de son côté, répond qu'elle s’engage à travailler avec la municipalité afin de développer des règlements. Dans un communiqué, la porte-parole Alex Dagg déclare que « Airbnb veut être réglementé et payer sa juste part. »

Selon les derniers chiffres de la ville, il y a plus de 5000 logements de courte durée d’Airbnb à Vancouver. La ville a récemment annoncé des règlements pour libérer 1000 de ces logements pour le marché locatif à long terme.

Plus d'articles

Commentaires